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Brave - Navigateur Web protégeant la vie privée

Brave bloque publicités, trackers et surveillants qui pillent votre vie privée. Développé par Brendan Eich, co-fondateur de Mozilla Fondation et de Mozilla Corporation et inventeur de JavaScript.

Attention :

Attention : Brave est un tout nouveau navigateur Web, gratuit, actuellement (septembre 2018) en alpha test.


Brave est développé par  Brave Software Inc. et est conçu et écrit par Brendan Eich, co-fondateur de la Fondation Mozilla (qui développe le navigateur Web Firefox) et ancien directeur général de Mozilla Corporation (durant quelques jours seulement). Brendan Eich est également l'inventeur du langage Javascript.

Brave repose sur le navigateur Web open-source Chromium (ne pas du tout confondre avec Google Chrome qui n'est pas du tout open-source, avec interdiction de rétro-ingénierie). Son moteur de rendu est Blink.

Le modèle économique de Brave Software Inc. repose sur un vieux principe appelé « Pay-to-surf » :

Brave Software Inc. bloque les publicités (avec un mécanisme interne, sans faire appel à une extension tierce).

Brave Software Inc. développe une fonctionnalité permettant aux internautes de désigner les sites qu’ils souhaitent soutenir (car ils sont menacés par leur choix de bloquer leurs publicités).

A ce moment là, si l’internaute visite l’un de ces sites qu’il soutien, et bien que la publicité soit globalement bloquée, il recevra des publicités, mais provenant de régies publicitaires opérées par Brave Software Inc., sans tracking. Brave Software Inc. se substitue, à la volée, aux régies publicitaires espionnes pour ne délivrer que de la publicité non comportementale, sans espionnage.

Brave Software Inc. gagne ainsi de l’argent et en reverse 55% aux sites soutenus (au prorata de ce qu’à fait l’internaute, site soutenu par site soutenu).

Voir ce qu’était le « Pay-to-surf »

Le modèle économique de Brave repose sur un principe simple et défendable :

  • La publicité : oui
  • Le tracking  non

On sait que la publicité est le modèle économique du Web gratuit. Sans publicité, les sites (on ne parle pas des petits sites perso développés sur le temps libre de personnes ayant des revenus réguliers par ailleurs, comme les salariés) disparaissent ou passent à un modèle payant.

Brave se propose de remplacer à la volée les publicités affichées par des régies publicitaires pratiquant le tracking dans le cadre d’un contrat juridiquement valable entre la régie et un Webmaster, par des publicités provenant de régies pub sans tracking.

Si, dans l’esprit, nous, Assiste, sommes totalement pour la publicité, nécessaire et vitale, sans aucun tracking, le mécanisme proposé par Brave relève de la publicité intrusive qui est un pan de Web criminel.

Brave enrobe cela dans cette proposition :

  1. C’est chaque internaute qui, éventuellement, choisi d’entrer dans ce jeu. Ce n’est pas systématique. Brave, hors de ces choix individuels de certains internautes, fonctionne comme un navigateur Web « normal » (hors du fait qu’il est capable de bloquer les pubs ou les scripts sans aucune distinction et très facilement  – l’extension NoScript n’est pas encore disponible pour pouvoir bloquer les scripts sélectivement)
  2. Chaque internaute désigne les sites sur lesquels il souhaite que cette substitution s’applique (dans la dialectique de Brave, chaque internaute désigne, un par un, les sites qu’il souhaite « soutenir »).
  3. Les revenus de Brave, par ces substitutions, seraient reversés par Brave, à hauteur de 55%, aux sites « soutenus » par l’internaute.
  4. Les utilisateurs de Brave se verraient attribuer chacun 15% des revenus.
  5. Les utilisateurs pourraient faire don de leur part de revenus à des blogueurs et à d'autres fournisseurs de contenu Web par le biais de micro paiements.

Ce mécanisme de Brave s’inscrit dans l’esprit de changer les mentalités de la monétisation du Web pour arriver à un « Web sans tracking ».

Nous, Assiste, applaudissons ce coup de poing dans la fourmilière, mais

  1. Il subsiste ce problème juridique de violation d’un contrat entre deux parties. Lorsqu’un Webmaster accepte les clauses et conditions d’une régie publicitaire pour que celle-ci fasse un travail et diffuse des publicités dans des espaces que le Webmaster lui réserve, ce sont des contrats juridiquement signés et qui engagent les parties. Le fait qu’un tiers se substitue, avec son travail, au travail d’un autre, même s’il compense le site, fait perdre la régie dans son contrat de gestion des budgets publicitaires de ses clients et dans ses revenus. Brave frise, voire saute à pied joints dans la publicité intrusive longuement développée sur Assiste.
  2. Il subsiste ce problème juridique pas encore tranché de détournement de revenus financiers d’un site Web (même s’ils sont compensés par d’autres revenus à hauteurs environ identiques).
  3. Il subsiste ce problème de simple amélioration de la confidentialité en ligne, mais pas de protection totale, en partageant moins de données avec les clients publicitaires, mais en ciblant tout de même les pubs par analyse de l'historique de navigation anonyme des utilisateurs.

À partir de 2018, Brave est disponible en version stable pour Windows, MacOS, Linux, iOS et Android. La version actuelle comporte 20 moteurs de recherche par défaut, dont DuckDuckGo, Google, StartPage, Ecosia, Qwant et Yandex Search. Brave a également un partenariat avec DuckDuckGo.

La plate-forme d'échange publicitaire « Basic Attention Token » de Brave Software Inc. a reçu des investissements de Danhua Capital, Digital Currency Group, Foundation Capital, Founders Fund, Huiyin Blockchain Venture, Pantera Capital et Propel Venture Partners.

Histoire

Brave est développé par Brave Software Inc., fondé le 28 mai 2015 par Brendan Eich et Brian Bondy. Le 20 janvier 2016, Brave Software Inc. a lancé la première version de Brave avec une fonction de blocage des publicités partielle et a annoncé des plans pour une fonctionnalité de remplacement des annonces et un programme de partage des revenus.

En juin 2018, Brave a publié une version test du navigateur payant. Cette version de Brave est pré chargée avec environ 250 annonces et envoie un journal détaillé de l'activité de navigation de l'utilisateur à Brave. Brave a annoncé que des essais élargis suivront.

Réception critique

  • En 2016, Network World a qualifié la version 0.7 de Brave de «puissante primitive».
  • Urbanophile a déclaré que Brave est « très rapide » avec des « bizarreries ».
  • Ars Technica a qualifié Brave de « double dip » (NDLR : jeu de mot sur la plus puissante régie publicitaire du monde, « Double Click » de Google) et a ajouté : « Brave, ça sonne comme un cash-grab ».
  • Plusieurs membres de la Newspaper Association of America ont affirmé que le remplacement de la publicité proposé par Brave était illégal.
  • En 2017, TechWorld a fait l'éloge des « vitesses exceptionnelles et des contrôles avancés de suivi des publicités » de Brave, mais a déclaré que sa « fonctionnalité d'extension fait encore défaut ».
  • ComputerWorld, TechCrunch et Engadget ont qualifié de controversées les opérations « abrogation et remplacement ».

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