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Google Safe Browsing

Dernière mise à jour : 2017-04-28T00:00 - 28.04.2017
23.07.2014 - 01h00 - Paris - (Assiste - Pierre Pinard) - Mise à jour

Google Safe Browsing (ou "Safe Browsing") est un service fourni gratuitement par Google, sécurisant la navigation. Il est inclu, nativement, dans plusieurs navigateurs dont Firefox et Chrome. Cette fonction pose un grave problème d'atteinte à la vie privée.

Google Safe Browsing en ligneGoogle Safe Browsing en ligneGoogle Safe Browsing en ligne

Google_Safe_Browsing_Site_de_confiance - Pouvez-vous avoir confiance en ce site ? Pouvez-vous avoir confiance en ce site ?

Les avis de Google semblent trop permissifs. Ses analyses sur un site donné, à un moment donné, arrivent à se contredire d'une ligne à l'autre. Voir la page "Google Safe Browsing" (le point d'interrogation à droite). La version incrustée dans les navigateurs de "Google Safe Browsing" pose de graves problèmes d'atteinte à la vie privée.

Google_Safe_Browsing_Site_de_confiance - Pouvez-vous avoir confiance en ce site ?

Filtre Google Safe BrowsingFiltre Google Safe BrowsingFiltre Google Safe Browsing

Les navigateurs Web tentent de rendre la navigation de tous les internautes du monde plus propre, plus sécurisée, moins angoissante, en particulier en utilisant des filtres développés par des tiers extérieurs. Si l'utilisateur peut choisir un ou plusieurs filtres parmi ceux existants (liste ci-dessous), les éditeurs de navigateurs Web en installent un de manière native dans leur produit.

Il ne faut pas se leurer : ces dispositifs offerts gratuitement aux développeurs de navigateurs Web sont monétisés par de la surveillance des faits et gestes des internautes (Tracking Dispositif natif anti-phising et anti-malwares des navigateurs Web Profiling Dispositif natif anti-phising et anti-malwares des navigateurs Web Analyse comportementale Dispositif natif anti-phising et anti-malwares des navigateurs Web Marketing comportemental). Si vous coupez Ethernet et la WiFi, vous pouvez appercevoir, parfois, un message d'erreur de l'un de ces filtres échouant à tenter une sortie vers son serveur, preuve du Tracking.

Ces filtres recherchent en permanence la présence du nom de domaine (site Web) de chaque lien (URL) sur laquelle vous cliquez (lien dans les pages Web visitées, liens des résultats de recherches avec un moteur de recherche, etc. ...) dans deux listes noires qu'ils maintiennent :

  • Liste des sites dont certaines pages, que ce soit par la volonté de leurs éditeurs ou à leur insu (sites hackés), pratiquent le phishing.
  • Liste des sites dont certaines pages, que ce soit par la volonté de leurs éditeurs ou à leur insu (sites hackés), attaquent le visiteur (distribution de malwares, tentativent d'exploitation de faille de sécurité, etc.).

Un avertissement vous éclaire sur le problème et vous demande si vous souhaitez poursuivre malgré tout ou abandonner.

Exemple avec le filtre Google Safe Browsing et la manière dont Firefox le met en œuvre :

Lorsque le filtre Safe Browsing signale au navigateur Web que l'URL que l'internaute tente d'atteindre est dangereuse (site de phishing, site de malwares, site d'attaques, site contrefait, etc. ...), le navigateur Web le signale. Deux avertissements différents peuvent apparaître, selon la nature de l'attaque.

Vous avez alors trois possibilités :

  • Sortir et revenir à la page précédente.
  • Demander des informations complémentaires sur la page, son site et la raison de l'avertissement
  • Ignorer l'avertissement et courir le risque, ce qui, dans certains cas, ne pardonne pas.

Alerte : La page demandée est une contrefaçon d'une page d'un site réel - c'est une page de Phishing  (Filtre anti-phishing, Filtre anti-malwares, Filtre anti sites d'attaque, Filtre anti sites contrefaits)
Alerte : La page demandée est une contrefaçon d'une page d'un site réel - c'est une page de Phishing


Alerte : La page demandée embarque une attaque (un programme malveillant ou une exploitation d'une faille de sécurité.  (Filtre anti-phishing, Filtre anti-malwares, Filtre anti sites d'attaque, Filtre anti sites contrefaits)
Alerte : La page demandée embarque une attaque (un programme malveillant ou une exploitation d'une faille de sécurité).


Les filtres anti-phishing et anti-malwares utilisés de manière native par les éditeurs de navigateurs Web sont :

  1. Firefox, Google Chrome et Safari utilisent Google Safe Browsing (lancé le 21 mai 2007)
  2. Internet Explorer utilise Microsoft SmartScreen
  3. Opera utilise une combinaison des listes noires anti-phishing de Netcraft et PhishTank ainsi que la liste noire anti-malware de TRUSTe.
  4. Yandex, moteur de recherche russe, peu ou pas utilisé en France, dispose d'un outil similaire appelé Yandex Safe Browsing.
  5. Blekko, le moteur participatif de Rich Skrenta, laisse passer moins de malveillances que Yandex, Google et Bing. Il se base sur du crowdsourcing.
Lire l'article Comparatif Google Safe Browsing vs Microsoft SmartScreen

Ces dispositifs peuvent être activés ou désactivés.

Tous les antivirus proposent des dispositifs similaires (parfois optionnels, dans des versions généralement appelées « Internet Security »), qui peuvent fonctionner en complément ou en remplacement des dispositifs natifs.

Il existe des dispositifs tiers, qui peuvent être installés sous forme de plugins, et qui fonctionnent également en complément ou en remplacment des deux autres :


Google Safe Browsing - De quoi s'agit-il ?Google Safe Browsing - De quoi s'agit-il ?Google Safe Browsing - De quoi s'agit-il ?

Google Safe Browsing est un service fourni gratuitement par Google. Il permet de signaler aux internautes, avant qu'ils n'atteingnent une page qu'ils ont demandée, que :
  • la page demandée (ou le site) contrefait un site réél (page de Phishing) utilisé pour détourner une transaction (généralement financière mais pas seulement) ou vous faire révéler, à votre insu, vos coordonnées (généralement financière mais pas seulement - ce peut être vos identifiants d'authentification (loggin) sur un site, un forum, un réseau social, un organisme quelconque...)
  • la page demandée (ou le site) contient un dispositif d'attaque avec des téléchargements de Virus ou Malwares, etc. ... (méthode dite "Drive by download") ou des liens vers ces Malwares.
  • la page demandée (ou le site) contient un dispositif d'attaque avec des tentatives d'exploiter des failles de sécurité de votre navigateur ou des technologies utilisées (ActiveX, Java, Javascript, Lecteur PDF, Lecteur Flash, etc. ...) afin de pénétrer l'ordinateur (Zombification, Botnet, etc. ....).
Google Safe Browsing peut être assimilé à une liste noire, maintenue par Google suite à son balayage permanent de tout le WEB pour le compte de son moteur de recherche. Google utilise deux sources pour différencier les pages Web dangereuses ou anodines :
  1. L'analyse automatique lors du balayage ("crawl" par des "spiders") du Web
  2. Le retour d'informations par les webmasters auprès desquels est mis à disposition un moyen d'entrer en relation avec Google en cas de "sinistre" sur leurs sites.
L'analyse automatique provient du "crawler" de Google (par son Spider ou par les SiteMap), auquel sont adossés des outils d'analyse permettant de détecter des dispositifs de phishing ou des malveillances destinées à contaminer les ordinateurs des visiteurs.

Les trois types majeurs de dangers qui nourrissent la liste Google Safe Browsing sont :
Seule une société comme Google, qui passe sa vie à balayer la totalité des pages de tous les sites Web du monde avec son "crawler", dans toutes les langues, et dont la puissance de calcul est la plus élevée du monde (Google disposait, selon une estimation de fin 2008, de plus de 2.000.000 d'ordinateurs), peut se permettre d'utiliser des algorithmes de type antivirus / antispywares contre l'ensemble du contenu du Web mondial.
Google en chiffres par Olivier Duffez sur WebrankInfo

On peut accéder à Google Safe Browsing de trois manières :
  1. En l'appelant au cas par cas, pour s'assurer de l'inocuïté d'une page ou d'un site (cet accès est disponible, parmi d'autres de même nature, sur notre page "Web de confiance").

  2. En y accédant sans le savoir, en utilisant un navigateur, car Google Safe Browsing est incrusté, de manière native, dans les navigateurs Firefox, Google Chrome , Opera et Safari.

    On notera qu'Internet Explorer n'utilise pas Google Safe Browsing mais un autre service : SmartScreen (spéculation : SmartScreen, qui n'est pas décrit, doit probablement poser les mêmes problèmes de vie privée que Safe Browsing, mais pour le compte de Microsoft).

  3. En y accédant enfin par certaines applications communiquantes lorsque leurs développeurs, partant d'une bonne intention, ont inséré cette fonctionnalité au profit de leurs clients et utilisateurs. Google met ce dispositif à la disposition des développeurs, sous forme d'une « API » (Application Programming Interface) - une portion de logiciel - pour leur permettre d'accéder aux bases de données de Google. Les développeurs peuvent librement l'insérer dans tous leurs développements contenant des liens.
Les informations dont dispose Google sont stockées sur les serveurs de Google.

En utilisant les navigateurs Firefox, Google Chrome, Opera ou Safari, on utilise systématiquement, sans le savoir, Google Safe Browsing.


Google Safe Browsing et les probèmes de vie privée (tracking)Google Safe Browsing et les probèmes de vie privée (tracking)Google Safe Browsing et les probèmes de vie privée (tracking)

Comme d'habitude, il faut se demander pourquoi ce produit ou service de Google est gratuit. Pourquoi les plus de 120 produits ou services de Google sont gratuits ? D'où vient l'argent si tout est gratuit ? Qu'est-ce qui fait que Google a dépassé, en 2012, les 50 milliards d'US$ de chiffre d'affaire, dont plus de 90% proviennent de la publicité ? Comment Google est devenu la plus importante régie publicitaire du monde, et de très loin ? Oui, ces services sont tous utiles, mais qu'est-ce que l'on donne en échange, à Google, à notre insu ?

Lorsque le service est gratuit, c'est que vous êtes le service.
Lorsque le produit est gratuit, c'est que vous êtes le produit.

Si le service Google Safe Browsing apporte une sécurisation indéniable de la navigation et de la lutte contre le Phishing et les attaques (Malwares, exploitations de failles de sécurité...), cela permet surtout à Google de tracer la totalité de la navigation de chaque internaute du monde, même s'il croit n'utiliser aucun service de Google, pas même son moteur de recherche et son navigateur, et même s'il a effectué un durcissement de son navigateur, quel qu'il soit, pour protéger sa vie privée.

En ce qui concerne Google Safe Browsing incrusté dans les navigateurs Firefox, Opera, Google Chrome et Safari, il faut, peut-être, pondérer la réalité du problème " vie privée " car une partie de la base de données des URL suspectes est téléchargée dans les ordinateurs des utilisateurs, sous forme d'une liste de hashcodes de ces URL, afin d'accélérer le système d'alerte en diminuant le nombre de requêtes aux serveurs de Google.

Voir, également, le paragraphe " A qui profite Google Safe Browsing ".

Google Safe Browsing - Contre mesureGoogle Safe Browsing - Contre-mesureGoogle Safe Browsing - Contre mesure


Google inside - Breaking the wall

Google Safe Browsing inside !
Another brick in the wall ! Breaking the wall...

Google Safe Browsing à l'intérieur !
Une autre brique dans le mur ! Briser le mur ...


Article complet sur Google Safe Browsing
Les briques du mur Google dressé autour de vous

Contre mesures :
Ne pas utiliser le service intégré dans les navigateurs, en le désactivant, et ne surtout pas créer de compte Google. On préfèrera utiliser la même fonction dans le Produit tout-en-un recommandé, Kaspersky PURE, que l'on peut durcir encore avec les DNS filtrant de Norton. Ces deux société n'étant pas compromises dans la publicité, elles ne pratiquent pas le tracking à ce titre (mais on ne peut jurer qu'il n'y a pas d'autres desseins).
  • Désactiver Google Safe Browsing dans Safari :
    Préférences > Sécurité > Décocher "Avertir de l'accès à un site Web frauduleux".

  • Désactiver Google Safe Browsing dans Firefox :
    Outils > Options > Onglet Sécurité > Décocher les deux cases "Bloquer les sites signalés..." , ce qui équivaut à mettre, dans "about:config" (tapper cette adresse dans la barre d'adresse de Firefox), les deux valeurs "browser.safebrowsing.enabled;true" et "browser.safebrowsing.malware.enabled;false" à "false".

  • Désactiver Google Safe Browsing dans Google Chrome :
    Bouton "Personnaliser et configurer Google Chrome" > Paramètres > Afficher les paramètres avancés > Dans le paragraphe "Confidentialité", Décocher la case "Activer la protection contre le phishing et les logiciels malveillants"

  • Désactiver Google Safe Browsing dans Opera :
    Outils > Préférences > Sécurité > Décocher la case "Activer la protection anti-fraude et logiciels malveillants"

  • Internet Explorer n'utilise pas le service de Google mais une autre source de renseignements, inconnus, dans le cadre d'un service appelé "SmartScreen".

Google Safe Browsing - Quelle forme prend le message d'alerteGoogle Safe Browsing - Quelle forme prend le message d'alerteGoogle Safe Browsing - Quelle forme prend le message d'alerte

Lorsque Safe Browsing signale au navigateur que l'URL que l'internaute tente d'atteindre est dangereuse (site de phishing, site de malwares, site d'attaques, site contrefait, etc. ...), le navigateur le signale. Deux avertissements différents peuvent apparaître, selon la nature de l'attaque.

Vous avez alors trois possibilités :
  • Sortir et revenir à la page précédente.
  • Demander des informations complémentaires sur la page, son site et la raison de l'avertissement
  • Ignorer l'avertissement et courir le risque, ce qui, dans certains cas, ne pardonne pas.

Alerte : La page demandée est une contrefaçon d'une page d'un site réel - c'est une page de Phishing
Alerte : La page demandée est une contrefaçon d'une page d'un site réel - c'est une page de Phishing


Alerte : La page demandée embarque une attaque (un programme malveillant ou une exploitation d'une faille de sécurité.
Alerte : La page demandée embarque une attaque (un programme malveillant ou une exploitation d'une faille de sécurité.


Safe Browsing (Google Safe Browsing)
Safe Browsing (Google Safe Browsing) dans Firefox

Origine de Google Safe Browsing : Un peu d'histoireOrigine de Google Safe Browsing : Un peu d'histoireOrigine de Google Safe Browsing : Un peu d'histoire

"Google Safe Browsing" a été lancé en décembre 2005, sous forme d'une extension à Firefox cédée par Google à la Fondation Mozilla afin de détecter les sites de phishing. Google, qui passe sa vie à balayer 100% des pages Web de 100% des sites du monde, est le mieux placé pour détecter les pages Web piégées (exploitation de Failles de sécurité et Drive by Download). "Google Safe Browsing" sera ensuite étendu aux pages Web contenant ou pointant vers des Virus des logiciels malveillants (malwares) et cherchant à contaminer les ordinateurs des internautes.

Cette introduction de ce service est présentée comme une réponse à Yahoo! et McAfee (l’éditeur d’antivirus) qui faisaient l’effort de fournir ce type de protection aux surfeurs de Yahoo!, afin d’apurer les résultats des moteurs de recherche sur le Web.

Google a introduit cette fonctionnalité en l’orientant vers les webmasters et les développeurs d'applications (une interface vers sa base de données, sous la forme d’un composant appelé « API » (Application Programming Interface), est mis à leur disposition.

Toutefois, en aidant à rendre Firefox ouvertement plus sécurisé, Google participe ainsi à la curée qui va laminer Internet Explorer, le navigateur Internet de Microsoft, qui a la réputation d'être un nid à failles de sécurité, voire un générateur de failles de sécurité en flux continu, entre autre avec la technologie scélérate ActiveX.

Cette extension anti-phishing à Firefox devient une extension de Firefox à partir de la branche 1.8 de Firefox, le 07 mars 2006, sous forme d'un module externe. Elle devient une fonctionnalité native de Firefox depuis sa version 3 lancée le 18 juin 2008.

Aujourd'hui, les navigateurs qui comptent, Firefox, Chrome et Safari, ont inclus cette API et il suffit de l'activer dans les réglages de ces navigateurs si elle n'est pas activée par défaut. Internet Explorer a choisi d'utiliser une fonctionnalité similaire offerte par Microsoft sous le nom de Microsoft SmartScreen. Opéra a une approche différente et utilise une combinaison des listes noires anti-phishing de Netcraft et PhishTank ainsi que la liste noire anti-malware de TRUSTe.

La démarche n'est pas altruiste, de la part de Google, mais participe d'une gouvernance à long terme de la société Google, visant à drainer vers la société Google des parts de marchés de plus en plus grandes du modèle économique du Net, la publicité : 97% des revenus de Google proviennent de la publicité. Il faut donc établir, par espionnage (le Tracking), les profils de chaque individu de la planète. C'est le profiling, le graal du "marketing comportemental". Toutes les URLs visitées par tous les internautes du monde, avec Firefox, Opera, Chrome et Safari, provoquent désormais un "hit" sur un serveur de Google avec envoie du header de requête contenant la valeur d'un cookie, l'URL en cours et l'URL précédente (le referer) - tout ce que vous faites et minutieusement noté et analysé et conservé indéfiniement. Dès 2006, en même temps que Google tue Internet Explorer en armant le bras de Mozilla, il prépare son coup suivant : son propre navigateur. La voie est ouverte pour un nouveau navigateur maison. Pourquoi Google en est arrivé à développer Google Chrome ?

A qui profite Google Safe BrowsingA qui profite Google Safe BrowsingA qui profite Google Safe Browsing

A qui profite Safe Browsing (Google Safe Browsing) ? Un peu aux internautes et beaucoup à Google !

Safe Browsing est l'une des briques du Système Google (ou Principe d'encerclement) de Tracking qui permet à Google d'être, et de très loin, la plus puissante régie publicitaire du monde grâce à son espionnage délirant et tous azimuts de tous les internautes du monde. Google possède les bases de données de tracking les plus complètes du monde, sur le plus grand nombre d'internautes du monde, lui permettant d'avoir le meilleur profiling des individus au monde.
  1. Google possède la plus grande base de " clientèle " du monde, considère ces (ses) clients comme sa propriété, et monétise cette " marchandise " (c'est ce que nous sommes pour Google) auprès des annonceurs.

  2. Google possède aussi les cartes du monde (Google maps, Google Street View...).

  3. Google possède votre géolocalisation précise et, en fonction de vos profils, vos attentes spéculées et votre géolocalisation, peut vous délivrer des publicités très ciblées de commerçants très proches du lieu où vous vous trouver à chaque instant.
Les plus de 120 produits et services gratuits de Google, tous destinés à tracker les internautes, ne peuvent pas, tous, être recherchés et bloqués par les outils comme Do Not Track Me ou Ghostery, etc. ... (voir " Protection du navigateur et de la vie privée "). D'une manière ou d'une autre, Google a mis en place des dispositifs (pensez aux boutons de type "J'aime", avec G+, aux gadgets sur votre page d'accueil de Windows ou de votre navigateur, ou de votre smartphone, votre tablette...) tellement nombreux que personne ne peut échapper à Google.

Google se fiche complètement des législations anti-tracking et développe des "services" qui nécessitent que les internautes soient trackés, par la nature technique de ces services (Safe Browsing, Géolocalisation, GPS, etc. ...) ! En plus, les internautes signent un compte Google qui les identifie de manière certaine sur tous les services de Google, facilitant la consolidation du tracking. Cerise sur le gateau, les posseseur de smartphone donne leur numéro de téléphone à Google qui dispose ainsi d'Android pour ajouter des dizaines d'autres gadgets servant à cerner l'Internaute, le géolocaliser, le poursuivre etc. ...

Google, dont le coeur historique de métier est de répertorier tous les sites et toutes les pages de chaque site, peut se permettre d'analyser le contenu de chaque page et y rechercher les attaques (Phishing, Virus, Malwares, Drive by download, Malwares, Failles de sécurité, Zombification, Botnet, etc. ...).

Bien entendu, ce service sert les intérêts de Google. Il permet à Google de traquer la totalité des liens suivis par tous les internautes du monde, même s'ils n'utilisent jamais, en apparence, le moindre outil de Google. C'est le même principe d'espionnage que, probablement, tous les outils de la même famille. On sait que l'Internet est un nid de vipères et d'insécurités d'un côté, mais on peut s'interroger sur la floraison fébrile d'outils de « Web de Confiance » de l'autre qui agissent tous comme des espions, aujourd'hui ou demain, et font aussi de l'Internet le plus vaste système de flicage du monde. Il ne faut pas trop faire confiance au "Web de Confiance" !

Phishing : Nombre de sites de phishing découverts, chaque mois, par Google. Données fournies par Google dans le cadre de son service gratuit " Safe Browsing " qui est utilisé, de manière native, dans Firefox, Opera, Google Chrome et Safari : (Internet Explorer utilise un autre service, Microsoft SmartScreen).
Comparaison entre Google Safe Browsing et Microsoft SmartScreen.
Atteinte à la vie privée par le service "Safe Browsing" de Google.

Nombre de sites de phishing découverts, chaque mois, par Google, et introduits dans les bases de données de Safe Browsing
Nombre de sites de phishing découverts, chaque mois, par Google, et introduits dans les bases de données de Safe Browsing


Nombre de sites de phishing découverts, chaque mois, par Google, et introduits dans les bases de données de Safe Browsing
Souces (origines) et cibles (populations attaquées) du phishing


Sites légitimes compromis délivrant des malwares ou redirigeant vers des sites d'attaques découverts mensuellement par Google.
Sites légitimes compromis délivrant des malwares ou redirigeant vers
des sites d'attaques découverts mensuellement. par Google


Sites d'attaques découverts mensuellement par Google.
Sites d'attaques découverts mensuellement par Google.

Mais répertorier les sites ne rapporte rien. Par contre, répertorier les internautes, tous les internautes du monde, les profiler et les bombarder de publicités ciblées (Marketing comportemental) permet à Google d'écraser tous les autres marketeurs du monde et de dépasser les 50 milliards de US$ de chiffre d'affaire (en 2012) dont plus de 90% de ces revenus proviennent de la publicité.

Safe Browsing, bien que son fonctionnement apporte une indéniable sécurisation de la navigation (encore que... voire ci-après), permet surtout à Google de provoquer une requête, à chaque page visitée par un internaute, vers ses serveurs (comme un Web Bug ou un script).

L'ordre de contacter les serveurs de Google pour Safe Browsing ne provient pas d'un service proposé par Google aux webmasters et qui serait incrusté dans les pages Web visitées (comme le sont les services de statistiques pour Webmaster "Google Analytics", les services d'incrustations de publicités "Google Adsence", le Bouton de promotion G+, etc. ...).

Ces services, incrustés dans les pages, ne concernent que les sites qui ont choisi d'utiliser ces services. Mais de nombreux Webmasters peuvent préférer utiliser un concurrent de Google pour leurs statistiques (Liste de services (Domaines) de statistiques pour Webmasters), ou un concurrent de Google pour les régies publicitaires incrustées (Liste des régies (Domaines) publicitaires)... Là, Google voit rouge, car tous les visiteurs de ces sites lui échappent ! Il ne peut pas les traquer. Alors...

Alors, Google invente le service incontournable que tout le monde utilise (il en invente même plus de 120, tous gratuits). Et le coup de génie est lorsque ce service, Safe Browsing, est incrusté, nativement, dans les navigateurs. Là, plus aucun internaute du monde ne lui échappe, qu'il consulte des sites où Google est présent ou des sites dans lesquels Google est absent ! Et Google paye pour celà. Par exemple, Google finance à hauteur de 85% de son budget, la fondation Mozilla qui développe Firefox, son ennemi et concurrent, mais aussi sa torpille téléguidée qui lui a servi à démolir Internet Explorer et Opera. En 2015, Google aura assis Google Chrome, Google Chrome OS, et tous le reste... Le financement de la Fondation Mozilla ne sera pas renouvelé, mettant définitivement dans l'embaras le seul concurrent qui lui taille encore des croupières (mais Firefox lui rend service pour l'instant, tant que Google n'est pas prêt partout, car rien n'est gratuit sur le Net).

Insrusté dans Firefox, Opera, Google Chrome et Safari, Google Safe Browsing permet donc à Google de traquer la vie privée de tous les Internautes du monde. Le but de Safe Browsing n'est pas de bloquer les sites malveillants (les sites sont des pourvoyeurs de tag de tracking vers Google), ni de se mettre à dos leurs webmasters qui sont son premier fournisseur de traque des internautes. La démarche de Google est d'alerter les propriétaires de ces sites, les webmasters, pour qu'ils corrigent le tir. Google joue ainsi le jeu des webmasters en surfant sur l'idée que le webmaster n'est généralement pas un cybercriminel mais la victime d'un cybercriminel qui a pénétré le serveur de son site et a polué le site en question (le site a été hacké). Le drame du classement dans la liste Safe Browsing est alors une pression forte exercée sur le webmaster pour qu'il corrige ou fasse corriger par son hébergeur les failles de sécurité du serveur etc. ... Il faut que les Webmasters continuent à acheter des mots clés et à sous-traiter des espaces publicitaires à la régie publicitaire de Google, surtout que ces sites "malveillants" sont généralement les plus agressifs en terme de référencement, de publicités et de nombre de visiteurs.

C'est la raison pour laquelle on trouve Safe Browsing plutôt timide, voire assez sulfureux, côté internaute. Par exemple, c'est à partir de combien de cybercriminalités embarquées dans un site que celui-ci devient suspect ? Dans la capture d'écran suivante, ce site, d'après Google Safe Browsing, embarque 20 chevaux de Troie, 14 robots de zombification et 9 virus de type vers, trouvés dans les 90 derniers jours. La dernière analyse à eu lieu il y a trois heures, mais Google Safe Browsing trouve le moyen de dire qu'il n'y a pas lieu de paniquer : ce site ne pose pas de problème ! La protection directe de la navigation et des internautes semble plutôt un simple effet collatéral.

Voir : Trucs qui m'énervent du 22 mai 2012 - Google Safe Browsing n'est pas trop "Safe"

Google Safe Browsing ? Safe mais pas trop ! C'est à partir de combien de cybercriminalités embarquées dans un site que celui-ci devient suspect ?
Google Safe Browsing ? Safe mais pas trop !
C'est à partir de combien de cybercriminalités embarquées dans un site que celui-ci devient suspect ?

Google Safe Browsing : Conservez votre vigilance (erreurs et bizarreries) !Google Safe Browsing : Conservez votre vigilance (erreurs et bizarreries) !Google Safe Browsing : Conservez votre vigilance (erreurs et bizarreries) !

Ne vous reposez pas, les yeux fermés, sur les outils !

Google Safe Browsing ne sait pas tout sur tout ! Les deux avertissements suivants ont été obtenus au même moment, sur la même machine. Ce genre d'erreur est très fréquent chez Google. Google trouve le site fiable et Kaspersky trouve la page piégée. Or "Google Safe Browsing", qui est désormais intégré à de nombreux navigateurs, dont Firefox qui représente plus de 50% de la navigation Internet et Google Chrome (pas conseillé), qui représente 25% de la navigation, met les internautes en confiance et les incite à relâcher leur vigilance.

Lecture de la version de DirectX installée sur mon ordinateur ?
Google Safe Browser a laissé passé ce que KAV bloque

Google Safe Browser a laissé passé ce que KAV bloque
Google Safe Browser a laissé passé ce que KAV bloque

Lecture de la version de DirectX installée sur mon ordinateur ?
Google Safe Browser a laissé passé ce que KAV bloque

Google Safe Browsing - Derrière le rideauGoogle Safe Browsing - Derrière le rideauGoogle Safe Browsing - Derrière le rideau

Amusant ou tragique ? Si on demande à Google Safe Browsing ce qu'il pense de Google, le résultat est affligeant ! Ceci est probablement dû aux liens suivis et non pas aux pages Google elles-mêmes, sinon, Google devrait s'auto-bloquer !
Demander le statut Safe Browsing du site Google.com à l'instant.

Statut de Google dans Google Safe Browsing le 22 avril 2012 vers midi
Statut de Google dans Google Safe Browsing le 22 avril 2012 vers midi

Contre mesuresContre-mesures" Contre mesures "


Derrière le rideauDerrière le rideauDerrière le rideau


RéférencesRéférences" Références "


RessourcesRessources" Ressources "


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