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Film piraté (« Movie bootleg »)

Film piraté (« Movie bootleg ») - Terminologie officielle française publiée au Journal Officiel de la République française du 23 déc 2007 - équivalent étranger : Movie bootleg

11.11.2016 - Révision 11.11.2016 - Révision mineure 22.12.2020. Auteur : Pierre Pinard.

Terme français :

  • Film piraté (« Movie bootleg »)

Publication au JO (Journal Officiel de la République Française) :

  • 23 déc 2007

Terme utilisé en :

  • Audiovisuel

  • Cinéma

Définition officielle :

  • Version d'une œuvre cinématographique captée de façon clandestine lors de sa projection en salle.

Note 1 :

  • L'emploi du mot screener, emprunté de l'anglais, est à proscrire.

Note 2 :

  • On distingue le « film piraté » de la « version pirate », désignant toute copie non autorisée.

Voir également (terme(s) connexe(s)) :

Terme(s) étranger(s)

  • Movie bootleg (en)

Note d'Assiste :

* « Screener » - Initialement, et à tort, ce tag est massivement utilisé en France pour signaler une copie d'un film réalisé dans un cinéma, à l'aide d'une caméra (camescope, smartphone, etc. ...), en filmant l'écran (le tag légal pour les rips réalisés en filmant l'écran d'une salle de cinéma est CAM ou CAMScr ou Take on Screen ou ToS ou TS).

Si, avec un CAM, il s'agit de tenter un exploit en sortant une release (de mauvaise qualité), dès la sortie d'un film en salle, avec un « Screener », pris sur des DVD / Blu-ray de qualité finale mais à diffusion restreinte, longtemps avant la sortie en salle, il s'agit d'un exploit d'une autre nature : longtemps avant la sortie en salle et de qualité finale.

« Screener » est utilisé pour signaler que la source de la release est un DVD / Blu-ray promotionnel (anciennement une VHS), de qualité finale, envoyée par les services marketing de l'éditeur, avant la sortie d'une œuvre en salle, de manière très restreinte aux critiques, journalistes, directions des services commerciaux des très gros acheteurs (comme la FNAC, en France), etc. ... Ces versions sont toutefois polluées par des messages d'avertissement anti-piratage apparaissant à intervalles réguliers. Sur ces supports apparaît, de manière récurrente (par exemple toutes les 10 ou 15 minutes, voire en continu), un message d'avertissement comme :

  • Copie interdite
  • Copyright
  • Numéro de téléphone permettant de dénoncer une copie pirate
  • TimeCode permanent dans un coin (Note : Un timecode, ou code temporel, est une référence temporelle utilisée dans les domaines du son et de l'image, principalement durant le montage, pour la synchronisation et le marquage de matériaux enregistrés. Le timecode (TC) s'exprime en heures, minutes, secondes et images.)
  • Ce support comporte un watermark (filigrane - tatouage numérique) rien que pour vous. Toute copie permettra de remonter jusqu'à vous
  • Pour pourrir le monde du piratage, certains éditeurs diffusent leurs supports promotionnels avec des basculement intermitents de séquences en noir et blanc
  • Etc. ...

Synonymes : DVDSCR / DVD-SCREENER / BR-Screener. En France, la plupart des « Screener » d'oeuvres étrangères sont issus de DVDScr dont on a changé la piste audio anglaise par une piste audio en français (MULTISTOLEN avec, la plupart du temps, une bande-son d'origine CAM (Take on Screen, ToS, TS).


Aide aux traductions et à la recherche

Film piraté (« Movie bootleg ») - Pourquoi une terminologie française

La terminologie informatique est constituée d'un ensemble de :

  • Termes

  • Sigles

  • Abréviations

  • Mots-valise

Elle est devenue un jargon métier inventant des mots et expressions au fur et à mesure que les branches de cette science née de la guerre de 1939/1945 évoluent :

  • Technologies

  • Techniques

  • Produits (dont les logiciels et les matériels)

  • Services

  • Mises en œuvre de ces technologies, techniques, produits et services

  • Normes

  • Notions

  • Etc.

La volonté de domination de cette science, par les États-Unis, les conduit à racheter, partout dans le monde, ce qu'ils n'ont pas inventé eux-mêmes. Ils le font pour diverses raisons, dont des finalités économiques, industrielles, commerciales, géopolitiques, etc., passant par l'espionnage (caché dans l'informatique, l'Internet, les communications, etc.) du monde entier et des populations mondiales dans leurs intégralités.

Il en résulte une avalanche de nouveaux termes (néologismes) anglais, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Ceci est accentué par le fait que la langue anglaise est devenue la langue des échanges, des sciences et des techniques. Par exemple, les langages de programmation utilisent tous un lexique anglais, et si un inventeur français développe un langage de programmation, il le fera sur la base d'une lexicographie anglaise, sinon, aussi géniale que soit son invention, elle sera ignorée.

La totalité des acteurs des sciences de l'informatique et des télécommunications, et la totalité des utilisateurs de ces sciences (tous les particuliers de tous les pays du monde, toutes langues confondues) manipulent ces termes anglais, sinon, nous ne nous comprendrions pas.

Les deux plus grands défenseurs de la langue française, les gouvernements français et québécois, ont mis en place des organismes publics pour formuler des néologismes français. S'ils sont simplement recommandés à tous, ils sont obligatoires dans les documents rédigés par les administrations (Loi dite « Loi Toubon » : Décret no 96-602 du 3 juillet 1996 relatif à l'enrichissement de la langue française). Ces organismes publics sont :

En France, une fois publiés au Journal Officiel de la République française, l'usage des termes officiels est rendu obligatoire dans les administrations françaises et dans les services publics.

Certains termes proposés sont totalement inattendus, voire ridicules, et s'opposent à un principe : éviter à l'utilisateur, de la façon la plus simple possible, toutes les (mauvaises) surprises.

  • Principe de moindre surprise

  • Principe de surprise minimum

  • Principle of Least Astonishment (étonnement minimum) ou PoLA

  • Principle of Least Surprise (surprise minimum) ou PoLS

Cela se rapproche du principe du « Rasoir d'Ockham » (« Pourquoi faire compliqué lorsque l'on peut faire simple » ou « Principe de simplicité » ou « Principe de parcimonie » ou « Principe d'économie », principe mis en avant, par exemple, pour fustiger certaines mises en place de termes français incompréhensibles dans la Terminologie française officielle.

Ludwig Wittgenstein, dans son Tractatus logico-philosophicus publié en 1921, écrivait : « Si un signe n'a pas d'usage, il n'a pas de signification. »

Film piraté (« Movie bootleg ») - Pourquoi une terminologie française


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