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Go!Zilla

Go!Zilla - Gestionnaire de téléchargements avec points de reprise - N'existe plus - A eu une période extrêmement controversée avec le spyware et adware Gator.

La saga de Go!Zilla :

  1. À l'origine : Aaron Ostler

    Go!Zilla était un « gestionnaire de téléchargement » (« download manager » ou « downloader ») propriétaire, développé par Aaron Ostler, en 1995. Il existe alors en versions gratuites ou commerciales et fonctionne sous Windows 95. Dans les archives du Web, la plus ancienne trace de Go!Zilla remonte au 2 décembre 1998 (gozilla.com). On en est déjà à la version 3.2 et Go!Zilla a une très bonne presse.

    Go!Zilla
    Go!Zilla

    À cette époque :

    • Les téléchargements sont extrêmement lents
    • Les téléchargements se font avec le réseau téléphonique commuté (RTC) qui coûte extrêmement cher

    Si un téléchargement est coupé ou corrompu, il faut tout recommencer. Des logiciels prenant en charge les téléchargements et, en cas de problème, permettant des points de reprise en conservant ce qui a déjà été partiellement téléchargé fleurissent.

    Go!Zilla était l'un de ces nombreux « gestionnaires de téléchargement », également appelés « accélérateurs de téléchargement » (« download manager » ou « downloader » en anglais).

    Ce type de logiciels permettait :

    • Des points de reprise, évitant d’avoir à tout retélécharger en cas de coupure (perte) de communication.
    • Des téléchargements volontairement partiels avec reprise.
    • Des téléchargements planifiés à des créneaux horaires avantageux techniquement (réseau moins chargé la nuit) ou financièrement (y compris lorsque l'utilisateur se trouve loin de son ordinateur).
    • Des téléchargements plus fluides pour les fournisseurs de ressources à télécharger.

    Dans les archives du Web, jusqu'au 8 mai 1999, il est fait référence à son auteur initial : Aaron Ostler.

    En juillet 2000, avant qu' « Aureate Media » (Radiate) ne massacre Go!Zilla, celui-ci remporte le septième prix Shareware annuel de l’ « utilitaire le plus utile » (PC Magazine (ZDNet)). Go!Zilla était, à ce moment-là, crédité de dix millions d’utilisateurs.

  2. Le passage par « Aureate Media » (Radiate) et le massacre de Go!Zilla

    En 1999, Go!Zilla est très populaire et a une excellente presse. Il est racheté par « Aureate Media » (Radiate), qui embauche son auteur, Aaron Ostler, par la même occasion.

    À partir du 12 octobre 1999, les archives des pages du site gozilla.com sont en copyright « Aureate Media » (Radiate).

    « Aureate Media » (Radiate) est une société d’espionnage des vies privées (tracking) pour de la publicité ciblée (profilage des internautes).

    Go!Zilla, proposé par « Aureate Media » (Radiate), est gratuit, mais monétisé par les dispositifs de tracking (assimilés à des spywares bien que ce soit très différent) et d’adwares de Radiate.

    Go!Zilla devient truffé de « livraisons liées » (« bundle software » – « bundleware ») qui font que tous les antispywares détectent désormais Go!Zilla comme une malveillance (un malware). Son image en est profondément et durablement ternie.

    Go!Zilla est tellement « chargé » de choses qui sont toutes analysées comme des malveillances qu'il est même suggéré, parfois, que Go!Zilla est à l'origine de l'émergence et du foisonnement des antispywares. La désinstallation de Go!Zilla ne permet pas de se débarrasser des adwares et autres malveillances qui continuent à fonctionner en roue libre. Ils sont quasi impossibles à éradiquer.

    Go!Zilla devient alors extrêmement controversé à cause de son comportement en cheval de Troie et des violations de la vie privée qui lui sont imputées (voir notre article sur Radiate). Aaron Ostler, outré par la tournure des évènements, se fait virer et Go!Zilla n'est plus téléchargé et ne vaut plus rien. Il est vendu.

  3. Le passage par « DigitalCandle »

    À partir du 7 août 2002, les pages archivées du site gozilla.com sont en copyright « DigitalCandle ». Cette société vient d'acquérir le nom Go!Zilla, le domaine gozilla.com et tous ses actifs. Go!Zilla est en version 4.11 depuis le 26 juin 2002. Pour se refaire une virginité, « DigitalCandle » sort, le 26 septembre 2003, une version de Go!Zilla adossée à un anti-adware du nom d'AdMuncher. Après le 31 août 2006, « DigitalCandle » disparaît de Go!zilla.

  4. Episode « BulletProof »

    À partir du 4 octobre 2006, les pages archivées du site gozilla.com sont en copyright de la société « BulletProof » qui n'en fera pas grand-chose et le cédera au bout d'un an. Ils ont toujours à leur catalogue un « gestionnaires de téléchargement » d'une taille assez semblable à celle de Go!Zilla.

  5. Acquisition par « Headlight Software »

    En janvier 2008, le logiciel, le domaine et tous les actifs sont acquis par « Headlight Software » qui en est toujours l'éditeur 10 ans plus tard (révision de cet article le 25.11.2017).

    Les versions monétisées par la publicité et autres bundles sont abandonnés. Go!Zilla passe en version 5 et devient un produit commercial professionnel avec une période (très limitée) d’essai, gratuite.

    Depuis, il n'a plus évolué. 10 ans après, il est toujours en version 5 (5.02) depuis le 01.02.2008 et, officiellement, ne connaît pas les nouvelles versions de Windows (les systèmes supportés sont : Windows 7, Vista & XP ou Windows 2000, NT, ME, 98, or 95). Le site reste inébranlablement en copyright 2008.

    Nous considérons que ce produit n'existe plus. En sus, il est relativement inutile, l'Internet est devenu extrêmement rapide (ADSL, Fibre optique), les abonnements auprès des FAI (Fournisseurs d'Accès Internet) sont au forfait et le téléchargement est illimité.

    Go!Zilla reste un produit intéressant, et un très bon produit, dans les pays où le réseau téléphonique commuté, sans ADSL ou très peu, sert de support à l'Internet.

    Le produit est parfaitement sain après analyse par 66 antivirus (suivre les liens des condensats sur la fiche d'identité de Go!Zilla).

    Nota :
    Le prix à moins 50% seulement aujourd'hui, qui dure chaque jour depuis des années, a le don de m'irriter (je n'aime pas que l'on vous prenne pour des cons !).

Go!Zilla s'insère dans quelques navigateurs Web (Firefox, Internet Explorer, Opera), mais il ignore Google Chrome, Safari et tous les autres.

Go!Zilla supporte les protocoles HTTP, FTP, BitTorrent, HTTPS, FTPS.

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