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Différence entre Antivirus et Antimalwares

Quelle est la différence entre Antivirus et Antimalwares - Est-ce qu'il y en a un pour aider ou sauver l'autre - Est-ce qu'il faut un choisir l'un, ou l'autre, ou les deux

Les virus « classiques » étant les plus anciens (le premier virus de l'histoire informatique est apparu sur Apple II en 1982 alors que le Web ne naitra que le 06 août 1991), il s’est d’abord développé des antivirus. Puis les logiciels malveillants sont apparus, 10 à 15 ans plus tard, et n’ont, tout d’abord, pas intéressé les antivirus qui les ont méprisés, car pas franchement dangereux/destructifs, mais ennuyeux ou exploitant les ressources (puissance de calcul, bande passante de la connexion, etc.) sans rien détruire (au contraire, même : parfois, certaines malveillances joue au chevalier blanc et nettoient les appareils qu'elles infectent pour s'assurer qu'elles vont bénéficier d'un appareil en parfait état de fonctionnement. Des antimalwares se sont alors développés dont les plus formidables furent PestPatrol et Giant-AntiSpyware, et, plus tard, le plus connu fut Ad-Aware (qui a très mal tourné).

Sachant que les antivirus et les antimalwares utilisent strictement les mêmes technologies (bases de signatures, méthodes heuristiques, sandbox locale, machine virtuelle en ligne, etc.), la fusion entre les deux était inéluctable et nous l'annoncions :

  • Le 17 août 2004, une société d'antivirus (Computer Associates - CA Technologies) lance les hostilités en rachetant PestPatrol (ses bases de signatures l’intéressent pour insertion dans son antivirus).
  • Le 16 décembre 2004, Microsoft réplique et rachète Giant Antispyware (et n'en fais rien).

Le mouvement est lancé et, petit à petit :

  • Tous les antivirus deviennent simultanément des antimalwares (par croissance externe, en rachetant des antimalwares, car les surfaces financières des antivirus sont bien plus grandes que celles des antimalwares).
  • Tous les antimalwares qui ne se font pas racheter deviennent des antivirus :
    • soit, le plus souvent, par accord industriel en prenant une licence d'exploitation d'un moteur d'antivirus, car, généralement, la surface financière des antimalwares n'est pas suffisante pour se permettre de racheter une société d'antivirus. Par exemple, voir le tableau « Ils utilisent un moteur BitDefender ».
    • soit ils ont atteint une telle notoriété et surface financière (taille critique) qu'ils ne peuvent plus être rachetés. Ce sont eux qui rachètent un antivirus (ou, s'ils ont atteint un tel niveau technologique en temps réel, supérieur aux antivirus, car plus jeunes et mieux armés, ils deviennent par eux-mêmes des antivirus - c'est le cas de Malwarebytes (voir, par exemple, les anciennes technologies « On-access » des antivirus classiques vs les nouvelles technologies « On-execution » de Malwarebytes.
  • De nombreux produits ou service qui, à priori, n'ont rien à voir avec les antivirus et antimalwares intègrent des licences de tels outils de sécurité. Un exemple frappant est celui du fabuleux TeamViewer.

99,99% des insécurités sont désormais des malveillances, incluant les exploitations des failles de sécurité, y compris les zero-day. Les virus, au sens propre du terme, n’existent plus.

Le terme « virus » est conservé parce qu’historique, bien que ne désignant plus rien de précis et les antivirus continuent de s’appeler des antivirus parce que le terme est ancré dans les inconscients et qu’il s’agit de vendre du logiciel, pas de faire de la sémantique.

Quelques antimalwares, les plus puissants (et les plus gros en surface financière), restent sous ce qualificatif qu’ils ont construit et s’ouvrent à la détection des virus « classiques » par leurs propres moyens ou par l’utilisation, sous licence, d’un moteur antivirus à côté de leur moteur antimalware.

Aucun outil ne peut tout détecter :

Il suffit de soumettre une malveillance au scanner en ligne VirusTotal (plus de 60 antivirus simultanés) pour s’en rendre compte. On peut être touche-à-tout, mais jamais spécialiste en tout. C’est la raison pour laquelle nous recommandons d’utiliser un très bon antivirus et un très bon antimalware simultanément, ou, à tout le moins, Malwarebytes.

Avoir plusieurs scanners simultanés :

Avec des scanners de sécurité récents, vous n’avez rien à craindre du fonctionnement simultané de plusieurs scanners (utilisation de la technologie temps réel « On-execution » de Malwarebytes au lieu de « On-access »). La capacité de détection en mode « On-execution » des antivirus et antimalwares récents fait que de leur fonctionnement simultané ne pose aucun problème de cohabitation. Malwarebytes l’écrit depuis des années à propos de son propre outil. Les mises en garde, justifiées jusqu’aux années 2014/2015, sont devenues fausses depuis, bien que toujours reprises, par des perroquets, des années après (ainsi d’ailleurs que par certains antivirus, ce qui fait douter de leurs technologies).

Avoir un seul scanner :

Si un arbitrage financier s’impose, que faut-il privilégier : l’antivirus (devenu simultanément antimalware) ou l’antimalware (devenu simultanément antivirus) ?

  • Les attaques toutes jeunes, identifiées depuis quelques secondes à quelques heures, sont énumérées dans la WildList (liste des virus actuellement vivants, dans la nature). WildList est une organisation internationale, une coalition des éditeurs d'outils de sécurité. Cette liste est communiquée à tout le monde (antivirus et antimalwares) en temps réel. La vitesse de réaction des uns et des autres (antivirus et antimalwares) est primordiale.
  • Les parasites anciens (plus de 24 heures d’existence à plusieurs années), globalement appelés virus par simplification de langage, sont identifiés dans les bases de signature. La réactivité des uns et des autres (antivirus et antimalwares) et assez similaire avec cette technologie et son complément : les recherches de variantes par méthodes heuristiques.
  • Les attaques basées sur des scans des ports de votre appareil puis des scans de failles cherchant des exploits (exploitabilité) de failles sont plutôt du domaine des antimalwares (et de certains pare-feu) où ils sont passés maîtres depuis des années. Détection de l'appareil sous attaque d'un scan de ports puis de failles :
    • connues, mais pas encore corrigées par l'éditeur du logiciel faillible, ou pas corrigées par vous, l'utilisateur, alors que la correction (le patch) existe
    • inconnues (découvertes par des cybercriminels [qui sont d'excellents informaticiens], mais pas encore par la communauté de la sécurité) - failles zero-day..

Si vous ne pouvez pas vous permettre d'acheter les deux, Malwarebytes temps réel (Premium) est votre meilleur choix.

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