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Réseau Echelon (NSA)

Dernière mise à jour : 2017-04-28T00:00 - 28.04.2017
08.10.2013 - 00h00 - Paris - (Assiste - Pierre Pinard) - Mise à jour - Document Amesys ajouté

Le Réseau Echelon est un réseau américain de moyens matériel (satellites, antennes...) d'écoute, essentiellement des signaux radiofréquences, à des fins d'espionnage civil, politique, scientifique, technologique, économique, commercial et militaire. Il est opéré par la NSA, à l'échelle mondiale. Ce sont ces "grandes oreilles" qui permettent la surveillance de tous les types de communications. Il est implanté sur toute la planète, au profit des américains et est complété par "Vent Stellaire", le réseau d'écoute mondial des échanges numériques.


Réseau Echelon - Un réseau de radars et de satellites de la NSA
Réseau Echelon - Un réseau de radars et de satellites

Réseau Echelon

L'un des systèmes institutionnels d'écoute, capture et analyse du signal.


NSA - Réseau Echelon - L'un des réseau d'écoute, capture et analyse du signal des Etats UnisEchelon - L'un des réseau mondial d'écoute et analyse du signal des Etats UnisNSA - Réseau Echelon - L'un des réseau d'écoute, capture et analyse du signal des Etats Unis

Le Réseau Echelon a longtemps été considéré comme un mythe relevant du fantasme de l'espionnage et de la théorie du complot. Démarré en 1948 avec le Pacte UKUSA, soupçonné vers les années 1980, ce n'est qu'en 1999 que le Parlement Européen admet son existence.

Réseau Echelon (ou, tout simplement, Echelon) est le nom du réseau mondial US d'écoute, capture et analyse de tous les signaux radiofréquence (dont les satellites, téléphones, fax, e-mails, etc. ...) grâce à une nuée de satellites, de stations au sol, de navire de surface et de sous-marins. Il est complété par le Réseau Carnivore du FBI, chargé des écoutes, capture et analyse des courriers électroniques.

Le Réseau Echelon est implanté sur toute la planète, soutenu et (partiellement) partagé par la Grande Bretagne, le Canada, l'Australie et la Nouvelle-Zélande. Sur le sol de chacun de ces états sont implantés de gigantesques centres d'écoutes (les "grandes oreilles" du Réseau Echelon).

La France, seul pays au monde à avoir des terres réparties sur toute la surface de la planète, en des endroits stratégiques, et qui maîtrise et opère dans les technologies spatiales, marine de surface et sous-marins, dispose, à plus petite échelle, d'un réseau similaire appelé par les Anglo-Saxons, par dérision, Frenchelon.

L'ex URSS (maintenant la Russie) dispose, grâce à la maîtrise des technologies spatiales, de la technologie des sous-marins, et de la position géographique de pays "amis" (on pense à Cuba, par exemple, à quelques encablures des Etats Unis) d'un réseau similaire, opéré par la FAPSI.

On estime qu'une trentaine de pays (chiffres 2003) disposeraient ou tentent de disposer, de part le monde, de réseaux d'espionnage similaires. La Suisse, par exemple, dispose d'un réseau nommé Onix.

George Bush père aurait déclaré, peu après les attentats du 11 septembre 2001 :
« Nous devons nous préparer à renoncer à nos libertés individuelles. »

William Cohen, Secrétaire américain à la Défense

Dans ce Discours aux employés de Microsoft du 18 février 1999 (texte intégral sur U.S. Department of Defense) le secrétaire américain à la défense, William Cohen, demande à Microsoft de pratiquer l'espionnage des individus et l'intelligence (l'espionnage) industrielle et économique :

« Je suis persuadé que Microsoft comprend parfaitement le lien crucial qui existe entre notre sécurité nationale et la prospérité de notre pays. »

«  ...I believe that Microsoft does understand the crucial connection between our national security and our national prosperity... »

Sans commentaire ...

A cette époque, on a pensé immédiatement à ce que l'on a appellé, de manière générique, la "NSA Trapdoor" (un espion dans Windows dont "Magic Lantern" aurait put être l'un des composants)

Le parlement européen fait semblant de découvrir le Réseau Echelon en 1999

Parlement Européen - Le Réseau Echelon existe et il faut s'en protéger

En 1999, le Parlement européen prend connaissance avec étonnement d'un rapport qu'il avait demandé à un journaliste d'investigation britannique, M. Duncan Campbell. Ce rapport révèle l'existence d'un système mondial d'interception des télécommunications, appelé "Echelon", dont les activités iraient bien au-delà des activités de renseignement classique, touchant notamment à l'espionnage industriel et à l'écoute de communications privées. Ce rapport dévoile que ce réseau implique les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, le Canada, l'Australie et la Nouvelle-Zélande, et que, par ce système, les services de renseignement des Etats-Unis aident les firmes américaines à remporter des contrats face aux concurrents européens.

Note

M. Duncan Campbell a révélé en 1988 l'existence du Réseau Echelon dans un article intitulé "Somebody's listening" (Quelqu'un écoute), publié dans le New Statesman.

Livre : Surveillance électronique planétaire - Duncan Campbell [Français] [Broché]
Ce rapport rédigé pour le Parlement européen fait froid dans le dos. L'auteur, journaliste spécialisé dans les questions de protection des libertés civiles, y décrit Échelon, le système de surveillance planétaire créé dès 1947 par les États-Unis et l'Angleterre, et sans cesse perfectionné. Il permet d'espionner toutes les communications, privées, militaires ou diplomatiques, grâce aux technologies les plus modernes : satellites, interception des ondes radio ou des câbles subaquatiques. Sous couvert de sécurité publique et de lutte contre le terrorisme, il est utilisé à des fins commerciales. Ainsi Airbus a été évincé d'un marché important en Arabie Saoudite, les informations recueillies par le gouvernement américain permettant à Boeing de surenchérir et de signer le contrat. En outre, l'espionnage peut aussi porter atteinte à la vie privée, à l'heure où les communications passant par Internet explosent.

Le Parlement décide de mettre sur pied une commission temporaire pour vérifier ces allégations et examiner les mesures à prendre.

A partir de juillet 2000, les députés auditionnent nombre d'experts des télécommunications et de la protection des données, de membres des services de renseignement, de journalistes, de juristes et de députés nationaux. La commission temporaire dépose ses conclusions en septembre 2001 sous forme d'une résolution adoptée par l'assemblée plénière. Le Parlement européen conclut que ce réseau existe bel et bien et que sa raison d'être est d'intercepter des communications privées et commerciales.

Les députés appellent tous les Etats membres à développer des logiciels européens de cryptage et à sensibiliser le public et les sociétés commerciales sur la nécessité de se protéger. La Commission européenne est invitée à renforcer son propre système de sécurité et les sociétés commerciales à coopérer plus étroitement avec les services de contre-espionnage. C'est à la suite des recommandations du Parlement que l'Union s'est dotée d'une agence chargée de la sécurité des réseaux d'information.

Historique de la découverte, par le Parlement Européen, de la menace Echelon, de la menace FAPSI et de la possible existence de la menace Frenchelon.

  1. 18 décembre 1997 - Fondation Omega de Manchester
    Le document "An appraisal of technologies for political control", rédigé par Steve Wright, membre de la "Fondation Omega" (une association britannique pour les droits des citoyensà Manchester) est remis au STOA (Scientific and Technological Option Assesment). On peut lire ce texte au début du document que le STOA va produire sur sa base : Document de travail du STOA
  2. 6 janvier 1998 - Document de travail du STOA (Scientific and Technological Option Assesment)
    Le STOA est un organe du Parlement Européen chargé de commissionner des études approfondies sur des sujets scientifiques spécifiques. Le STOA est un membre actif d'EPTA, le réseau d'évaluation des choix technologiques du Parlement Européen (European Parliamentary Technology Assessment Network) aux destinées duquel il préside en 1998.
    Dans ce document, le STOA publie le travail du 18 décembre 1997 de la Fondation Omega de Manchester.
    Document de travail du STOA
  3. 17 février 1998 - Parlement Européen - Première fois qu'une question est posée au Conseil sur le sujet :
    Violation par les États-Unis des communications européennes par téléphone, télécopie et courrier électronique
    La réponse est ambigüe puisqu'elle dit que le Conseil n'est pas informé officiellement (en faisant allusion au document qui sera remis officiellement par le STOA un peu plus tard, en septembre 1998 mais dont une copie de travail circule depuis le 6 janvier 1998).
  4. 06 avril 1998 - Parlement Européen
    Question sur les écoutes par le MI6 et "Échelon" et une réponse qui évacue la question - en substance Echelon nous écoute peut-être mais cela ne nous regarde pas - Mêlez-vous de vos oignons !

  5. Septembre 1998 - Parlement Européen - STOA (Scientific and Technological Option Assesment)
    Version définitive du document de travail du 06 janvier 1998
    "An Appraisal of the Technology of Political Control"
  6. 30 mars 2000 - Parlement Européen
    http://www.europarl.europa.eu/bulletins/doc/2000/200003-3_fr.pdf
    Il aura falu deux ans pour aboutir au procès-verbal constatant "L’existence du système d’intelligence artificielle permettant aux Etats-Unis d’Amérique d’intercepter et de surveiller toutes les communications téléphoniques et électroniques de l’Union européenne (Echelon)" et disant que l'on ne peut pas faire grand chose contre les Etats Unis et sa NSA ou l'Angleterre et son MI6, si ce n'est être discret dans ses communications.
  7. 21 mars 2001 - Parlement Européen
    http://www.europarl.europa.eu/delegations/noneurope/id/d_us/minutes/pv010321_fr.pdf
    Le Bureau a autorisé la commission temporaire Echelon, le 14 février, à se rendre aux États-Unis et au Canada. La commission Echelon rencontrera les organes de surveillance américains pour les activités de renseignement et présentera son rapport avant juin 2001.
  8. 11 juillet 2001 - Parlement Européen
    Rapport sur l'existence d'un système d'interception mondial des communications privées et économiques (système d'interception ECHELON)
  9. 05 septembre 2001 - Parlement Européen
    Résolution du Parlement européen sur l'existence d'un système d'interception mondial des communications privées et économiques (système d'interception Echelon)

    Existence possible d'autres systèmes d'interception

    ...étant donné que l'interception des communications est un moyen d'espionnage traditionnel... ...que la France est le seul État membre de l'UE qui, grâce à ses territoires d'outre-mer, serait en mesure, des points de vue géographique et technique, d'exploiter de manière autonome un système d'interception mondial et qu'elle possède aussi l'infrastructure technique et organisationnelle nécessaire pour ce faire; qu'il existe de très nombreux indices prouvant que la Russie exploite vraisemblablement aussi un tel système,...

  10. 02 août 2002 - Parlement Européen
    Question écrite posée par Brice Hortefeux (PPE-DE) au Conseil Européen - Système d'interception Échelon
  11. 24 octobre 2002 - Parlement Européen
    Proposition de Résolution du Parlement européen sur ECHELON
  12. Depuis, on n'en parle plus.

Echelon a longtemps été considéré comme un mythe. En 2006, Amesys fait une offre pour se protéger d'Echelon

Jusqu'à ce que le journaliste d'investigation Duncan Campbell révèle officiellement l'existence du Réseau Echelon au Parlement Européen en 1999, ce réseau était considéré comme un mythe. Dans un document d'avril 2006, révélé par Mediapart.fr le 24.08.2011, la société française i2e (qui deviendra Amesys après une opération de fusion et de filiation par la société Bull) fait une offre commerciale à la Lybie de Khadafi pour son système Cryptowall de protection des communications contre les écoutes par Echelon et, à cette occasion, fait une description d'Echelon :

Amesys décrit Echelon - 1
Amesys décrit Echelon - 1
Amesys décrit Echelon - 2
Amesys décrit Echelon - 2
Amesys décrit Echelon - 3
Amesys décrit Echelon - 3

Les acteurs fondateurs du Réseau EchelonLes acteurs fondateurs du Réseau EchelonLes acteurs fondateurs du Réseau Echelon

En 1948, pendant la Guerre Froide, les États-Unis et le Royaume-Uni passent un accord connu sous le nom de Traité UKUSA ou Pacte UKUSA ("United Kingdom - United States of America") qui consistait à recueillir des informations militaires sur l'Union Soviétique. Le Réseau Echelon est né et n'est que l'un des outils utilisé par l'alliance UKUSA. Par la suite, trois autres pays ont rejoint l'alliance : Le Canada, L'Australie et la Nouvelle-Zélande. Depuis la fin de la Guerre Froide, le but du système a été réorienté : désormais, ce sont les informations économiques et privées qui intéressent ce gigantesque système d'espionnage.

Il est géré par les 5 agences de renseignements des pays cités ci-dessus :
  1. La N.S.A : National Security Agency - Etats-Unis
  2. Le G.C.H.Q : Government Communications Headquarters - Royaume-Uni
  3. Le C.S.E : Communications Security Establishment - Canada
  4. Le D.S.D : Defense Signals Directorate - Australie
  5. Le G.C.S.B : Government Communications Security Board - Nouvelle-Zélande

Réseau Echelon - Logo NSA
Réseau Echelon - Logo NSA
Site de la NSA

Le fonctionnement du Réseau EchelonLe fonctionnement du Réseau EchelonLe fonctionnement du Réseau Echelon

Matériellement, le Réseau Echelon est constitué de Satellites géostationnaires, de stations d'écoute géantes au sol, de navires de surface et de sous-marins.

La NSA est compartimentée en dix "divisions" (dont quatre divisions opérationnelles et une division de formation). Cinq divisons se partagent les différentes formes d'espionnages et le Réseau Echelon n'est que l'un des outils de la NSA :
  1. Signals intelligence (SIGINT)
  2. Electronics intelligence (ELINT)
  3. Radar intelligence (RADINT)
  4. Communications security (COMSEC)
  5. Human intelligence (HUMINT)
Le fonctionnement du Réseau Echelon repose sur l'interception des signaux radiofréquence (que le contenu soit numérique ou analogique). L'une des colonnes vertébrales du transport des signaux est le réseau de satellites dont les nations disposent ou dont, le plus souvent, elles louent les services. Une autre colonne vertébrale du transport des signaux est constituée des câbles sous-marins.

Naissance des réseaux satellitaires et de INTELSAT

Le 20 décembre 1961, les Nations Unis adoptent la résolution 1721 "Coopération internationale dans les utilisations pacifiques de l'espace extra-atmosphérique" indiquant que des communications mondiales par satellite devraient être mis à disposition sur une base non-discriminatoire.

Le 31 août 1962 le Président John F. Kennedy signe la Loi sur les communications par satellite (Communications Satellite Act), dans le but d'établir un système par satellite, en coopération avec d'autres nations.

Le 20 août 1964, INTELSAT (INternational TELecommunications SATellite) est créé. C'est un consortium intergouvernemental associant 11 pays. Son siège social était à Pembroke (Bermudes - un paradis fiscal) et a été déplacé au Luxembourg le 15 décembre 2009.

Le 6 avril 1965 est lancé le premier satellite INTELSAT.

1970 - Création de la première station d'écoute : Yakima.

1972 - Création de la seconde station d'écoute : Morwenstow

En 1973 il y a 80 signataires dans le consortium INTELSAT et les services sont fournis à 149 pays ou territoires.

En 2001, il y a 100 signataires dans le consortium. Le 18 juillet 2001 INTELSAT se transforme en société de droit privé et prend le nom de Intelsat.

Les satellites d'Intelsat servent, entre autre, à fournir les connexions internationales des opérateurs téléphoniques nationaux. En mars 2011, Intelsat dispose de la plus grande flotte commerciale de satellites avec 52 satellites.

Étant donné que les premiers satellites de communication étaient les INTELSAT et que, de plus, ils couvraient la planète tout entière, il est logique que la mise en place et l'agrandissement de stations d'écoute au sol suivent le déploiement des satellites INTELSAT et de leurs générations successives.

Station d'écoute Echelon - Misawa (Japon)
Station d'écoute Echelon - Misawa (Japon)
Vue d'ensemble
Station d'écoute Echelon - Misawa (Japon)
Station d'écoute Echelon - Misawa (Japon)
Les radars
Station d'écoute Echelon - Misawa (Japon)
Station d'écoute Echelon - Misawa (Japon)
Les antennes

  1. La première génération
    C'est dès 1965 que le premier satellite INTELSAT (Early Bird) fut mis en orbite géostationnaire. Il avait une capacité de transmission encore faible et ne couvrait que l'hémisphère nord. Avec les générations INTELSAT II et III, mises en service respectivement en 1967 et en 1968, on obtint, pour la première fois, une couverture globale. Les global beams des satellites couvraient les zones atlantique, pacifique et indienne. Il n'y avait pas encore de zones de couverture plus petites. Pour capter la totalité des communications, il fallait donc trois satellites. Comme deux des global beams se chevauchaient au-dessus de l'espace européen, il était possible, dans cette zone, grâce à une station munie de deux antennes satellitaires orientées différemment, de saisir les zones de couverture globales des deux satellites.

    En 1970, Yakima fut créée dans le nord-ouest des États-Unis. En 1972/1973, Morwenstow fut créée dans le sud de l'Angleterre. Yakima disposait alors d'une grande antenne (orientée vers le Pacifique); Morwenstow avait deux grandes antennes (l'une orientée vers l'Atlantique, l'autre vers l'océan Indien). La localisation des deux stations permettait de capter la totalité des communications. En 1974, on construisit encore, à Menwith Hill, la première grande antenne satellitaire.

  2. La deuxième génération globale
    Les satellites INTELSAT de la deuxième génération (IV et IV/A) furent développés dans les années 70 et mis en orbite géostationnaire (1971 et 1975). Les nouveaux satellites, qui assuraient aussi une couverture globale et disposaient de beaucoup plus de canaux radio (4000-6000), avaient aussi, outre les global beam, des "zone beams" dans l'hémisphère nord. Un "zone beam" couvrait l'est des États-Unis, un autre l'ouest des États-Unis, un autre encore l'Europe occidentale et un dernier l'Asie de l'est. Dès lors, deux stations munies de trois antennes satellitaires ne permettaient plus de capter la totalité des communications. La station de Yakima couvrait le "zone beam" de "Ouest États-Unis"; Morwenstow couvrait le "zone beam" "Europe". Pour couvrir les deux autres "zones beams" il fallait disposer d'une station à l'est des États-Unis et d'une autre dans la région est-asiatique.

    À la fin des années 70, Sugar Grove fut construite dans l'est des États-Unis (la station existait déjà pour écouter les communications russes); elle entra en service en 1980. Toujours dans la fin des années 70, une station fut mise en place à Hong-Kong. Dès lors, dans les années 80, les quatre stations - Yakima, Morwenstow, Sugar Grove et Hong-Kong - permettaient l'écoute globale des communications INTELSAT.

    Les satellites INTELSAT ultérieurs, avec zone beams et spot beams en plus des global beam et des hemi beams, nécessitèrent la mise en place de nouvelles stations dans différentes parties du monde. Arrivés à ce point, il est très difficile d'établir un lien entre la création de nouvelles stations et/ou l'installation de nouvelles antennes satellitaires.

    Comme, de plus, on a beaucoup de mal à obtenir des informations concernant les stations, il est impossible de savoir précisément quels satellites, avec quels beams, sont captés par quelle station. Toutefois, on peut déterminer dans quels beams se trouvent des stations connues.

    À l'heure actuelle, les communications globales par satellite sont assurées par des satellites INTELSAT, INMARSAT et INTERSPUTNIK. Comme dans le cas des premières générations de satellites, la répartition en trois zones de couverture (zones indienne, pacifique et atlantique) est maintenue. Dans chacune des zones de couverture, on trouve des stations qui répondent aux critères caractéristiques des stations d'écoute.

  3. Les satellites espions de la NSA
    La NSA possède plusieurs satellites qui servent à espionner les communications. Ces satellites ont pour nom de code Magnum, Mentor, Orion, Trumpet, Mercury, Advanced Vortex... Le nombre de 120 satellites est avancé.

    Les télécommunications par voie de micro-ondes qui transportent nos communications interurbaines se propagent en lignes droites, de tours relais en tours relais distantes de 30 à 50 km. A la fin des années 60, les américains se sont rendus compte que l'énergie dépassait les tours relais et se perdait dans l'espace. En plaçant un satellite d'écoute au bon endroit dans l'espace, on pouvait intercepter toutes les communications. Vu le succès de ces interceptions, les américains déve??pp??grave;rent de nouveaux satellites capables de cibler sur demande nos téléphones, données informatiques, pagers...

    Ces satellites de 100 mètres de diamètre coûtent 1 milliard de dollars par exemplaire. L'Amérique est le seul pays à posséder de tels satellites, et même ses partenaires n'y ont que partiellement accès.

    Réseau Echelon - Stations au sol et réseau de satellites géostationnaires
    Réseau Echelon - Satellites géostationnaires

    Réseau Echelon - Stations au sol et réseau de satellites géostationnaires
    Réseau Echelon - Stations d'écoutes au sol

Des navires de surface interceptent les messages circulant entre satellites là où les stations au sol sont trop éloignées.

Frenchelon - Navire de surface écoutant les communications radiofréquence là où les stations terrestres sont trop éloignées. Ici, le Dupuy-de-Lome, navire de la marine française.
Frenchelon - Navire de surface écoutant les communications radiofréquence
là où les stations terrestres sont trop éloignées.
Ici, le Dupuy-de-Lome, navire de la marine française.


Les sous-marins écoutent les câbles sous-marins (des manchons équipés de bobines sont placés sur les câbles et captent les champs électromagnétiques émis par la circulation de l'information à l'intérieur des câbles - ne fonctionne pas avec les câbles en fibre optique).


A quoi sert le Réseau EchelonA quoi sert le Réseau EchelonA quoi sert le Réseau Echelon

Nous pouvons citer le contrat, qui est passé « sous le nez » de la France, en janvier 1994. Il s'agissait d'un contrat de 30 millions de francs avec l'Arabie Saoudite pour la vente d'armes qui s'est retrouvé entre les mains d'une compagnie américaine : McDonnell-Douglas, rival d'Airbus, car celle-ci avait eut connaissance, grâce au système électronique d'écoutes Echelon, des conditions financières données par Airbus.

Le Sunday Times du 11 mai 1998 a, quant à lui, relaté que les Français se sont plaints que Thomson, l'entreprise électronique française, avait perdu un contrat de 1,4 millions de dollars destiné à la fourniture d'un système radar au Brésil parce que les Américains avaient intercepté des détails des négociations et les avaient transmis à la compagnie américaine Raytheon qui avait par la suite remporté le contrat.

Au Sénat de la République Française, le 15.05.1998, on s'interroge publiquement sur la part du Réseau Echelon dans la perte d'un contrat de fourniture de 80 avions Rafale au Emirats. La réponse du secrétaire d'Etat signale que Echelon est capable d'intercepter deux millions de conversations téléphonique à la minute ainsi que des télécopies, des télex, des courriers électroniques et l'ensemble du trafic sur Internet à partir des satellites de télécommunications internationaux. Echelon représente des menaces tout à fait réelles d'atteinte à la concurrence économique dans le domaine des technologies de l'information et de la communication.

Contre mesuresContre-mesures" Contre mesures "


Derrière le rideauDerrière le rideauDerrière le rideau

15/02/03 - Je découvre, au hasard d'un surf sur le Net, que toute la seconde partie de l'exposé "Le Réseau Echelon" (format Word) fait par Pierre Hulin le 23 janvier 2003 à l'école des Mines de Nancy, et mis en ligne le 05/02/03, recopie purement et simplement mes propres articles Carnivore, DCS 1000, NSA-Trapdoor etc. ... sans m'avoir consulté. Je me permet donc de m'inspirer de la première partie de son exposé sans le consulter.

02/04/03 - Je découvre, au hasard d'une balade sur le Net, que la première partie de l'exposé de Pierre Hulin est, en fait, une copie du site http://reseau.echelon.free.fr donc rendons à César... Quant-aux images et cartes dont je donnais les sources, sans savoir à ce jour qui en est réellement l'auteur original et originel (ces cartes sont présentes sur de nombreux sites et aucun ne précise la moindre origine), elles sont également sur ce site. Mais je l'ai déjà dit : copiez-vous les uns les autres - le Web n'a pas d'odeur.

RéférencesRéférences" Références "


RessourcesRessources" Ressources "

Espionnage Institutionnel - NSA - Echelon

Document en anglais américainThings the NSA doesn't want you to know and why you should know about it
Document en françaisNSA - Station Echelon de Misawa au Japon (plusieurs images reproduites ici proviennent de ce site)
Document en françaisRésolution du Parlement européen du 16 mars 2000 sur Échelon (intolérable ! Choquant !)
Document en françaisRapport du Parlement Européen du 11 juillet 2001 sur l'existence d'Echelon
Document en françaisRépublique Française - Sénat - Réseau Echelon - Publié dans le JO Sénat du 15/03/2001 - page 876
Document en françaisRépublique Française - Sénat - Réseau Echelon - Question écrite n° 23774 de M. Jean-Luc Mélenchon le 23.03.2000
Document en françaisRépublique Française - Sénat - Réseau Echelon - Ecoutes des milieux d'affaires européens par le système Echelon
Document en françaisRépublique Française - Sénat - Réseau Echelon - 15.05.1998 - ECHELON et perte d'un marché de 80 avions Rafale aux Emirats
Document en françaisParlement Européen - Quand le Parlement mène l'enquête - Echelon existe et il faut s'en protéger
Document en françaisQuand les alliés des Etats-Unis sont aussi (et surtout) leurs concurrents : le rôle d’espionnage universel d’ "Echelon"
Document en anglais américainAn Appraisal of the Technology of Political Control - Echelon
Document en anglais américainAn appraisal of technologies for political control - Le document du STOA au Parlement Européen
Document en françaisLes différents visages de BIG BROTHER
Document en françaisListe d'affaires dans lesquelles Echelon serait impliqué
Document en françaisEchelon On Line - Connaître le réseau Echelon
Document en françaisIntelligence Stratégique - La NSA contre l'ONU
Document en anglais américainJustification, par le directeur de la CIA, James Woolsey, de l'espionnage économique des européens par les USA.
Document en anglais américainUKUSA Agreement
Document en françaisMère Teresa, Croix-Rouge : drôles de cibles pour la NSA
Document en françaisLes preuves de l'existence du Réseau Echelon
Document en françaisLes parlementaires décidés à évaluer le risque Echelon
Document en françaisCommunications sous surveillance: Europol prépare ses recommandations sécuritaires
Document en françaisEspionnage : Microsoft et la NSA
Document en françaisLe programme Echelon : Microsoft au service de la NSA ? Lire toutes les pages de ce site
Document en françaisRéseau Echelon - Microsoft et la NSA Lire toutes les pages de ce site
Document en françaisLe rôle d'espionnage universel d'Echelon
Document en anglais américain19 mars 2001 - CNN - Inside the NSA: The secret world of electronic spying - Eavesdropping on the world
Document en françaisEdition Larousse 2001 - Echelon, le réseau des réseaux
Document en françaisEspionnage par la NSA : tous les documents publiés par "Le Monde"
Document en anglais américainNSA Built Back Door In All Microsoft Windows Software Since 1999 (découvert le 27.10.2015)
Document en anglais américainProposal seeks to fine tech companies for noncompliance with wiretap orders (découvert le 27.10.2015)
Document en anglais américain17.02.2011 - FBI.gov - Going Dark: Lawful Electronic Surveillance in the Face of New Technologies

Espionnage Institutionnel - FBI - Carnivore

Cryptome à propos de Carnivore
Wired à propos de Carnivore
Documents obtenus par l'EPIC à propos de Carnivore, DCS 1000, Magic Lantern Beaucoup de documents vides (erreur 404)
Documents obtenus par l'Epic à propos de Carnivore
Document - Descriptif de Carnivore et test de la chaîne complète par IIT Research Institute
SlashDot - une discussion : Carnivore No More
SecurityFocus - FBI retires its Carnivore
SecurityFocus - Carnivore Details Emerge
Du 11 septembre 2001 au Patriot Act et DCS 1000 (Carnivore)

Espionnage Institutionnel - FBI - Magic Lantern

Googler "magic lantern" "organized crime"
Googler "magic lantern" FBI
Googler "magic lantern" keylogger
Googler l'affaire d'un juge qui légalise l'usage d'un keylogger par le FBI contre le maffieux Scarfo

Espionnage Institutionnel - Fapsi

Le Monde : Comment travaillent les services secrets russes ?

Espionnage Institutionnel - Satos-3 /Onyx - un Echelon suisse

Espionnage Institutionnel - Frenchelon - un Echelon français

Frenchelon
Stations d'écoute de la DGSE
République Française - Sénat - Délégation parlementaire au renseignement
République Française - Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI)
Wikipedia - Frenchelon
Wikipedia - Le renseignement d'origine électromagnétique en France
Googler : Intelligence économique
Frenchelon - Le blog de Jean-Marc Manach
Espionnage, comment la France écoute le monde
L'oeil de Berlin sur Kourou ?
Le CEA au secours des "grandes oreilles"
Le défi du câble
Objectif : les casernes algériennes

Espionnage Institutionnel - NSAKEY (NSA Trapdoor / backdoor dans les produits Microsoft et IBM)

Document en anglais américain_NSAKEY
Document en français _NSAKEY
Document en anglais américainCorrespondance entre Culp (Microsoft) et Campbell (le journaliste)
Document en anglais américainNSA Key in Microsoft Crypto API?
Document en anglais américainWired - Microsoft Denies Windows 'Spy Key'
Document en anglais américainHow NSA access was built into Windows - Careless mistake reveals subversion of Windows by NSA

L'affaire des révélations de Snowden

Prism et Cie - Les révélations feuilletonnées d'Edward Snoden
05.09.2013 - The New York Times - N.S.A. Able to Foil Basic Safeguards of Privacy on Web
05.09.2013 - Comment la NSA déjoue le chiffrement des communications
06.09.2013 - The Guardian - how US and UK spy agencies defeat internet privacy and security
31.10.2013 - Le Monde Economie - Espionnage industriel : l'atout décisif des Américains
30.12.2014 - Ars Technica - Newly published NSA documents show agency could grab all Skype traffic
30.12.2013 - Le Figaro - La NSA a piraté un câble utilisé par Orange

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