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cr  25.06.2021      r+  07.09.2022      r-  12.06.2024      Pierre Pinard.         (Alertes et avis de sécurité au jour le jour)

L'acronyme DGSI est utilisé pour : Direction Générale de la Sécurité Intérieure.




La Direction Générale de la Sécurité Intérieure (DGSI), parfois appelée Sécurité Intérieure (SI), est l'unique service spécialisé de renseignement intérieur français. Fondé par le décret du 30 avril 2014 et relevant du ministère de l'Intérieur, il est chargé, sur l’ensemble du territoire, de rechercher, centraliser et exploiter le renseignement intéressant la sécurité nationale ou les intérêts fondamentaux de la nation.

La DGSI s'est substituée à la Direction Centrale du Renseignement Intérieur (DCRI), née en 2008 de la fusion de la Direction de la Surveillance du Territoire (DST) et de la Direction Centrale des Renseignements Généraux (DCRG ou RG).

En devenant une direction générale, la DGSI obtient une autonomie de gestion ainsi qu’une augmentation de ses moyens humains et financiers.

L’article 1 du décret du 30 avril 2014 donne à la DGSI une double compétence.

  1. Compétence générale en renseignement dans tous les domaines intéressant la sécurité nationale et les intérêts fondamentaux de la Nation.

  2. Compétence judiciaire. Cette dernière est :

    • D’une part exclusive en matière de contre-espionnage, de compromission du secret de la défense nationale et de lutte contre la prolifération des armes de destruction massive.

    • D’autre part partagée avec la police judiciaire en ce qui concerne le contre-terrorisme et la cybercriminalité .

Voir cybercriminalité (vidéo Cybercriminels - Envoyé Spécial - France2).

DGSI Direction Générale de la Sécurité Intérieure (recherches avec google)
DGSI Direction Générale de la Sécurité Intérieure (recherches avec qwant)




La fusion entre la Direction Centrale des Renseignements Généraux (RG) et la Direction de la Surveillance du Territoire (DST) est une question en suspens depuis plusieurs années lorsqu'en 1994, le ministre de l'Intérieur Charles Pasqua commande à la DST un rapport sur l'état des services de renseignement français. Le rapport écrit contient deux préconisations : le rapprochement de 80 % des activités des deux services, ainsi qu'un meilleur contrôle parlementaire. Le projet n'aboutit pas, et il faut attendre la volonté affichée par Nicolas Sarkozy lorsqu'il est ministre de l'Intérieur puis candidat à l'Élysée pour que la question réémerge. Le « chantier » est lancé officiellement par le Conseil des ministres du 20 juin 2007, peu après l'élection de Nicolas Sarkozy. La ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie, pourtant réputée être réticente à cette fusion, charge le directeur général de la Police nationale, Frédéric Péchenard, d'une étude sur le dossier.

La fusion entre la Direction Centrale des Renseignements Généraux (RG) et la Direction de la Surveillance du Territoire (DST) est effective au 1er juillet 2008.