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Worm.Win32.Flame

Worm.Win32.Flame - Virus informatique découvert en 2002, développé par les États-Unis et Israël, considéré comme le plus sophistiqué au monde, pour espionner l'Iran et retarder son programme nucléaire

Le « virus Flame », également connu sous les noms de Flamer, sKyWIper, Skywiper et Worm.Win32.Flame, est un malware modulaire découvert en 2012 qui attaque les ordinateurs exécutant le système d'exploitation Microsoft Windows. « virus Flame » est utilisé pour le cyberespionnage ciblé d’états dans les pays du Moyen-Orient (c’est essentiellement l’Iran et son programme nucléaire qui est visé).

Sa découverte a été annoncée le 28 mai 2012 par le Centre MAHER de l'équipe nationale iranienne d'intervention d'urgence (CERT - Computer Emergency Response Team), Kaspersky Lab et CrySyS Lab de l'Université de technologie et d'économie de Budapest. Ce dernier a déclaré, dans son rapport, que le virus Flame « est certainement le malware le plus sophistiqué que nous ayons rencontré au cours de notre pratique ; il s'agit sans doute du malware le plus complexe jamais trouvé. »

Le « virus Flame » peut se propager à d'autres systèmes via un réseau local ou via une clé USB. Il peut enregistrer de l'audio, des captures d'écran, l'activité du clavier et le trafic réseau.

Le « virus Flame » enregistre également les conversations sur Skype et peut transformer les ordinateurs infectés en balises Bluetooth qui tentent de télécharger les informations de contact à partir d'appareils compatibles Bluetooth à proximité (vol des données des smartphones et autres appareils portables). Ces données, ainsi que les documents stockés localement, sont envoyées à l'un des serveurs de commande et contrôle (C&C) disséminés à travers le monde. Le programme attend ensuite d'autres instructions de ces serveurs.

Selon les estimations de Kaspersky en mai 2012, Flame avait initialement infecté environ 1 000 machines ciblées, parmi les victimes desquelles on compte, notamment, des organisations gouvernementales, des établissements d'enseignement et des particuliers. À cette époque, 65% des infections se produisaient en Iran, en Israël, en Palestine, au Soudan, en Syrie, au Liban, en Arabie Saoudite et en Égypte, avec « une énorme majorité de cibles » en Iran. Des occurrences du « virus Flame » ont également été rapportées en Europe et en Amérique du Nord.

Pour sa furtivité, le « virus Flame » supporte une commande « kill » qui efface toutes les traces du malware sur l'ordinateur. Les infections initiales du « virus Flame » ont cessé de fonctionner après son exposition publique (la commande « kill » a été envoyée à tous les appareils compromis).

Selon Kaspersky Lab, le « virus Flame » est lié au groupe Equation. L’Equation Group est un sous-traitant de la NSA connu pour découvrir et fournir à la NSA des kyrielles de failles de sécurité qui n’ont jamais été dévoilées. La NSA s’en sert pour pénétrer des appareils, surveiller, espionner.

Costin Raiu, directeur de l’équipe mondiale de recherche et d’analyse de Kaspersky Lab, estime que l’Equation Group coopère avec les créateurs de Flame et Stuxnet uniquement dans une position d’écrasante supériorité (ils se sentent et se savent bien meilleurs que les autres) : « L’Equation Group est définitivement le maître, et donne sans doute aux autres des miettes. De temps en temps, l’Equation Group leur donne des « cadeaux » à intégrer à Stuxnet et à Flame. »

En 2010, soit 2 ans avant le « virus Flame », le « virus Stuxnet » était alors considéré comme le virus le plus sophistiqué du monde. Ce virus servit à détruire des centaines de centrifugeuses nucléaires iraniennes et fit reculer de deux ans le programme nucléaire iranien.

2 ans plus tard, le « virus Flame », nouveau virus le plus sophistiqué au monde, encore développé par les États-Unis et Israël, vise encore l’Iran, l’espionne et cherche à ralentir son programme nucléaire.

Flame est volumineux pour un logiciel malveillant (plus de 20 Mo une fois installé). Il inclut plusieurs bibliothèques de compression de données : zlib, libbz2 et PPMd, ainsi qu’un serveur de base de données SQLite 3 et une machine virtuelle en langage de script Lua.

Flame, grâce à de faux certificats de sécurité, se fait passer pour une mise à jour de Windows. Il ne se propage pas automatiquement sur le réseau, mais seulement au coup par coup, sur décision d'un centre de commande et contrôle (C&C) – le but étant d'éviter une prolifération anarchique qui accroîtrait les risques de détection.

Flame permet d'intercepter des e-mails, des données PDF, Office, des graphiques, et d'enregistrer des conversations en ligne. Il est capable d'identifier et de recopier n'importe quel type de fichier, de mémoriser chaque frappe au clavier (keylogger), de faire des captures d'écran, ou encore d'activer le micro de l'ordinateur pour enregistrer les bruits et les conversations alentour. Il peut même déclencher l'émetteur-récepteur sans fil Bluetooth (exploitation pour le vol de données) pour communiquer avec les ordinateurs portables ou les smartphones situés à proximité.

Le « virus Flame » pourrait avoir aussi des applications cybernétiques offensives grâce à une charge active. Le 11 juin 2012, Kaspersky Lab indique que ce virus serait antérieur à 2002 et présenterait d'ailleurs des similitudes avec le virus Stuxnet, qui fait partie du programme américain Olympic Games. Il y aurait des collaborations entre les créateurs de Stuxnet, Duqu, Flame et Gauss.

Eugène Kaspersky déclare : « Cela pourrait devenir la fin du monde tel que nous le connaissons, parce que la planète compte beaucoup de réseaux informatiques et nous en sommes fortement dépendants, les cyberarmes peuvent se reproduire et attaquer leurs cibles partout dans le monde, même loin des zones de conflit. Malheureusement, l'humanité ne sait pas encore se protéger contre de telles attaques, et il faudra probablement renoncer à l'utilisation des systèmes d'exploitation populaires comme Windows ou Linux sur les sites sensibles ».

Worm.Win32.Flame -
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