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La prisonnière espagnole

« La prisonnière espagnole » est un principe d'escroquerie (arnaque, fraude) ancien qui relèverait, aujourd'hui, des Fraudes 419. C'est aussi un bon film où l'on voie l'usage de l'ingénierie sociale.

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« La prisonnière espagnole » serait une arnaque remontant au XVème siècle. Elle précèderait donc une autre arnaque reposant sur les mêmes mécanismes et procédés : les « Lettres de Jérusalem ». Cette escroquerie se situerait dans une « tradition foraine des escroqueries » (?).

En écrivant cet article, nous avons fait de nombreuses recherches qui n’ont jamais abouti à une trace écrite dans une littérature remontant à l’époque où cette escroquerie aurait existé. Toutefois, l’arnaque à « La prisonnière espagnole » est souvent citée donc, sous toutes réserves, parlons-en.

La qualification d'« espagnole » suggère que cette forme d'escroquerie serait née en Espagne, ou aurait été théorisée en Espagne. Aucune preuve trouvée.

Selon Wikipedia, l'arnaque consiste à faire croire que l'on a dû fuir précipitamment un pays étranger en y laissant sa jolie sœur ainsi qu'une confortable somme d'argent, et que l'on cherche une personne capable de financer le voyage de la sœur, en échange d'une forte somme d'argent et des faveurs de la sœur. Bien évidemment, le « financement » finit dans la poche de l'escroc qui disparaît aussitôt.

La qualification de « tradition foraine des escroqueries » est dans le droit fil du climat d'insécurité accompagnant, malheureusement souvent à juste raison, les « gens du voyage ».

Selon urbania.ca :

« Des faussaires espagnols envoient des lettres larmoyantes à de richissimes seigneurs, du genre : « Une magnifique princesse est tenue prisonnière par des Turcs, envoyez de l’argent pour la libérer et elle sera vôtre. » Cette escroquerie, qui porte le nom très générique de « La prisonnière espagnole », a été reprise quatre siècles plus tard, sous le nom de « Lettres de Jérusalem » (évoquées en 1828 par Vidocq, préfet de police, dans l’un de ses ouvrages).

Selon Julien Travaillé

Selon Julien Travaillé, directeur artistique du Serial Théâtre, et cité dans saumur-kiosque.com, lorsqu’il parle de « La prisonnière espagnole » dont sa troupe s’est inspiré pour un spectacle en mai/juin 2010 :

« Une arnaque donc. Où l’important est moins de faire croire qu’une situation est vraie, que de ne jamais donner à penser qu’elle puisse être fausse. L’arnaque dite de « La prisonnière espagnole » fut créée au XVIème siècle. Elle consiste à vous faire croire en l’existence d’une riche et belle héritière, enfermée dans des geôles barbares. Elle s’offrira à vous, si vous parvenez à la libérer. L’arnaque consiste ici à vous soutirer de l’argent en vous faisant activement participer à votre propre escroquerie. »

Dans le lettre n°42 de calameo.com (Pays de l'enfant - La lettre de Jura Sud - Décembre 2009), on trouve la même présentation de ce spectacle : "DECEMBRE 2009 04 décembre SPECTACLE A LA VACHE QUI RUE DE MOIRANS-EN-MONTAGNE La Compagnie Sérial Théâtre présente son spectacle « La Prisonnière espagnole » à 18H. Entrée libre. « Travail autour de la grande tradition foraine des escroqueries… avec Julien Travaillé ! »

« La prisonnière espagnole » est également le titre d'un film à l'intrigue complexe tournant autour d'un groupe de personnes essayant de dérober quelque chose.

Le film « La prisonnière espagnole » illustre parfaitement l'Ingénierie sociale (la manipulation) devant conduire un individu à abaisser son seuil de vigilance (entrer en confiance) pour qu'il révèle quelque chose ou fasse quelque chose. La couverture de l'une des éditions DVD de ce film est, sans aucune image : « Arnaque » – « Escroquerie » – « Conspiration » – « Piège » – « Manipulation » – « Vol » – « Mystification » – « Artifice » – « Suspicion » – « Influence » – « Combine » – « Mensonge »

La prisonnière espagnole
La prisonnière espagnole

Pour ne rien gâcher, « La prisonnière espagnole » est un bon film (classé « TT » par Télérama - La fiche sur Télérama).

DVD : La Prisonnière espagnole

Synopsis de La Prisonnière espagnole sur Wikipedia :

Un jeune ingénieur, Joseph « Joe » Ross, vient d'inventer un « procédé », qui sera appelé « Le procédé » tout au long du fil sans que l'on ne sache jamais de quoi il s'agit. « Le procédé » est censé permettre à sa société de conquérir tout le marché (on ne saura jamais de quel marché il s'agit) en quelques années. Il est convié à un voyage de motivation à Saint-Estèphe dans les Caraïbes où, dans un cadre luxueux, il rencontre les cadres dirigeants de la société pour leur en exposer le principe afin de préparer l'assemblée des actionnaires. Joe aborde à plusieurs reprises la question de son bonus pour ses travaux susceptibles de rapporter énormément d'argent à la société, mais Klein, son directeur, reste évasif à ce sujet.

Joe sympathise, lors du voyage, avec Susan Ricci, nouvelle secrétaire de Klein qui y accompagnait son patron. Ils se prennent mutuellement en photo sur la plage (Joe utilise un appareil photo jetable, sans aucune valeur). En arrière plan des photos, un hydravion vient d'arriver et des personnes en descendent. Remarquant avoir été pris en photo avec la femme qui l'accompagne, Julian « Jimmy » Dell, qui venait d'arriver dans son hydravion personnel, offre mille dollars à Joe pour lui acheter son appareil photo. Joe, interloqué, le lui donne gratuitement. Dans la soirée, il fait rapidement la connaissance d'une jeune femme, Pat McCune qui discute avec Susan. Elle se présente, sous un masque de comédie, comme agente du FBI.

Jimmy retrouve Joe plus tard, et lui explique la raison qui l'a poussé à récupérer l'appareil photo : la femme qui était avec lui est une princesse qui n'était pas censée se trouver ici, et il voulait éviter qu'une preuve subsiste. Ils sympathisent, au point que Jimmy confie à Joe sur le départ un colis à donner à sa sœur, et conviennent de se revoir à New York.

Dans l'avion, Susan aborde le sujet des « mules », les personnes qui transportent des paquets pour le compte d'organisations criminelles. Dans la conversation, des phrases, des aphorismes, émergent : « On ne sait jamais qui est qui » ou « On ne peut pas se méfier de tout le monde » ou « N'importe qui peut être n'importe qui » ou « On n'a pas la moindre idée de qui est qui » ou « Qui donc, dans ce monde, est ce qu'il semble ». Joe est alors pris d'un doute, et se rend aux toilettes pour vérifier le contenu du colis. Il y trouve un livre dont il s'aperçoit avoir endommagé la couverture dans sa fébrilité à ouvrir le paquet.

Arrivé à New York, il achète le même livre d'occasion, en meilleur état, qu'il emballe à la place de l'autre en y replaçant le carton écrit par Dell, et remet le paquet au concierge de l'adresse indiquée (il n'avait pas précisé une remise en main propre). Il reprend contact avec Jimmy et se rend chez lui. Par amusement, Jimmy crée un compte bancaire en Suisse et met Joe comme titulaire, ainsi Joe pourra se vanter de posséder déjà un compte en Suisse. Ils partent ensuite dîner dans un club que fréquente Jimmy, mais un serveur à cheval sur les règles refuse de laisser Joe entrer : ce jour est en effet réservé aux membres. Jimmy insiste et finit par exiger pour Ross un formulaire d'adhésion, que celui-ci, impressionné, signe.

Jimmy s'intéresse au travail de Joe, et l'avertit que son employeur pourrait chercher à le spolier. Jimmy lui propose de vérifier le contrat qui le lie à la société. Joe ne donne pas suite.

Le film est constellé de « En général on a l'air de ce qu'on est » et l'inverse.

De retour à son travail, Joe est convoqué par Klein et son conseiller juridique, qui veulent lui faire signer un nouveau contrat. Joe refuse, et contacte Jimmy pour prendre rendez-vous. Il tente entre temps de voir la sœur de Jimmy, et se rend compte que Jimmy a menti à son sujet. Il comprend alors que Jimmy tente de lui soutirer le procédé qu'il a inventé.

Susan, qui tente depuis le début un plan drague avec Joe (en fait, un plan de mise en confiance (Ingénierie sociale)), a des sorties qui vont dans le sens de la méfiance de Joe, comme « On ne sait jamais rien sur personne » ou « Il est plus prudent de se méfier de tout le monde ».

En colère d'avoir été trompé, Joe prend contact avec Pat McCune du FBI. Une opération est mise en place, Joe est chargé d'exécuter exactement ce que Jimmy lui demande. Il sort alors du coffre fort le précieux livre qui contient le procédé. Peu avant la rencontre avec Jimmy, il est équipé d'un microphone. Il se rend enfin au lieu du rendez-vous, où Jimmy ne vient pas. Il n'arrive plus à joindre Pat. Pris d'un doute, il ouvre ses notes sur « Le procédé » et se rend compte que le véritable livre a été échangé : les pages du sien sont vierges. Il ne s'est même pas rendu compte de l'échange par un pickpocket en roller qui le bouscule avant le rendez-vous.

Catastrophé, il contacte le véritable FBI cette fois. Il fait le tour des lieux où il est allé avec Jimmy : son appartement qui semblait spacieux n'était en fait qu'une pièce, le club n'était qu'un restaurant, le bureau du club un vestiaire. Tout était faux et en trompe-l’œil. Le FBI se met à douter de la version des faits donné par Joe : pourquoi possède-t-il en effet ce compte en Suisse ? Pourquoi a-t-il rempli une demande d'asile politique au Venezuela ? Joe se rend compte que la signature sur la demande a été forgée à partir de celle qu'il a faite sur le formulaire d'adhésion au pseudo club de Jimmy. Pour finir, il ne peut mettre en accusation Jimmy, ne disposant d'aucune preuve de son implication : ni témoins, ni photo, ni empreintes digitales.

La seule personne qui pourrait corroborer sa défense est son collègue avocat de La Compagnie, George Lang, qui traverse cette histoire sans jamais rien demander et semble être le seul sincère et véritable dans le panier de crabes qui entoure Joe. Joe se rend chez George et le trouve mort, poignardé avec son propre couteau. Paniqué, il se réfugie chez Susan. Il se souvient alors que l'hôtel à Saint-Estèphe disposait de caméras de surveillance, dont les enregistrements sont conservés pour les assurances. Il décide d'y retourner pour en demander copie.

Susan lui offre un billet pour le retour, et lui prête son appareil photo rangé dans un étui. Joe passe le portique de sécurité, et réalise qu'il a encore le livre original que lui a donné Jimmy, avec les empreintes de Jimmy dessus. Il fait demi-tour alors que l'appareil photo passe au scanner : c'est en réalité un pistolet caché à l'intérieur que Susan lui a passé. L'alerte est donnée alors que Joe est déjà sorti de l'aéroport, sans remarquer ce qu'il a déclenché. Il prend le bus avec Susan et la met au courant de ce retournement de situation. Susan suggère d'appeler Klein pour mettre immédiatement le livre en sécurité. Elle s'éloigne pour téléphoner. Joe se rend alors compte que le billet de retour donné par Susan est en fait un aller pour le Vénézuela, réputé pour ne pas avoir de traité d'extradition avec les États-Unis, ce qui va l'accuser un peu plus. Il comprend qu'elle fait partie de la machination. Alors qu'il tente de s'échapper, Jimmy surgit et s'apprête à le tuer quand le FBI intervient pour arrêter la bande : Joe était resté sous surveillance étroite à son insu.

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